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12 août : les livres québécois se vendent comme des petits pains chauds

Pour une quatrième année, le 12 août aura comblé les attentes de plusieurs libraires de la région de Québec. La journée J'achète un livre québécois fait maintenant partie des mœurs, affirment certains... et plus seulement pour l'achat de livres de recettes.

« C’est complètement fou, c’est Noël! », lance la libraire Marie-Ève Sévigny avec un grand enthousiasme. Vers 15 h, samedi, elle estimait que la Librairie Pantoute avait écoulé au moins quatre fois plus de livres québécois que lors d’une journée de fin de semaine normale.

Le parallèle avec le temps des fêtes va donc de soi. « Le 24 décembre, ça ne dérougit pas. À la fin de la journée, on n’a plus de stock. Eh bien là, aujourd’hui, les piles disparaissent; c’est vraiment une journée du temps des fêtes! »

À la Librairie Vaugeois, sur la rue Maguire, la réponse du public est aussi au rendez-vous. « Si on a vendu cinq livres étrangers aujourd’hui, c’est le gros maximum! », lance la copropriétaire, Marie-Hélène Vaugeois.

Son commerce ne dérougit pas, dit-elle, avouant avec humour qu’elle se sent coupable de prendre une pause pour s’entretenir avec Radio-Canada. « Il y a tout le temps du monde! »

Oui, elle a installé des affiches dans ses vitrines pour publiciser la journée du 12 août, mais même sans cette publicité, Mme Vaugeois est convaincue que les lecteurs achèteraient des livres québécois.

« Les gens viennent vraiment pour ça. Même hier, ça avait commencé. Les gens venaient choisir leur livre et comme ils avaient peur qu’on n’en ait plus, ils le faisaient réserver. »

Pas juste des livres de recettes

Marie-Ève Sévigny parle carrément d’un nouveau rituel pour les lecteurs d’ici. Au-delà de l’achat d’un livre québécois, les gens découvrent le plaisir de parler avec un libraire afin de se faire conseiller. « Pour une fois, ils sont timides pour les livres de recettes! », dit-elle en riant.

Les achats passent de la bande dessinée au roman, en passant par les essais et la littérature jeunesse. « D’année en année, le public est en train de réaliser combien la littérature québécoise est diversifiée et en a pour tous les goûts », affirme Mme Sévigny.

Si le 12 août s’est établi comme un moment fort pour la vente de littérature d’ici, Marie-Hélène Vaugeois est d’avis que l’effet de l’événement se fait désormais sentir tout au long de l’année.

Un facteur qui contribue à la popularité des livres québécois, selon elle, réside dans les prix plutôt abordables, qui ont peu fluctué ces dernières années. « Le livre étranger, on va se le dire, il est cher avec l’euro. »

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