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2018 sous le signe du renouvellement des conventions collectives à Québec

Les conventions collectives des employés de la Ville de Québec viennent à échéance le 31 décembre. La reprise des négociations entre les différents syndicats et l'administration Labeaume marquera l'année 2018.

Un texte de Louise Boisvert

Bien que confiants, les chefs syndicaux optent tout de même pour la prudence à l'aube des négociations.

« Les municipalités ont eu ce qu'elles veulent », lance d'entrée de jeu le président des fonctionnaires municipaux de la Ville de Québec, Réal Pleau. Il fait référence aux dernières négociations qui ont été tout, sauf harmonieuses.

Longues et ardues, elles se sont déroulées alors que le gouvernement du Québec adoptait un projet de loi, à la demande des municipalités, pour établir entre autres de nouvelles règles afin d'éponger les déficits des régimes de retraite.

Les derniers contrats de travail ont tenu compte de ces changements. Les déficits des régimes de retraite sont depuis lors payés à parts égales entre la Ville et ses employés.

Confiant, Réal Pleau ne connaît pas les orientations de l'administration Labeaume pour la prochaine série de négociations. Il ignore si la Ville de Québec exigera de nouvelles concessions.

Il ne croit pas que les chefs syndicaux devront mener de grandes batailles dans l'opinion publique ni déchirer leurs chemises pour se faire entendre. « Je l'espère bien », dit-il en riant.

« Les gens sont tannés des chicanes. On a le droit de demander, on a le droit de dire non, tout ça dans le respect », précise-t-il.

Accalmie

La relation entre la Ville et ses employés est au beau fixe depuis la signature des dernières conventions collectives. Pour combler le retard pris en raison des négociations qui s'étiraient, les derniers contrats de travail sont d'une durée de 8 ans, de 2010 à 2018.

Une solution qui semble avoir porté ses fruits.

« Cela a ramené la paix chez nous », souligne le président de l'Association des pompiers professionnels de la Ville de Québec, Éric Gosselin.

Il rappelle que ses membres ont longtemps été sans contrat de travail. La précédente convention (2006-2009) avait été imposée par un arbitre après des années de litige entre les deux parties.

Cette longue pause de négociations a permis de travailler sur d'autres enjeux, selon lui.

Éric Gosselin croit aussi que les grandes négociations houleuses font partie du passé.

« On le prouve actuellement que le contrat de travail est gagnant pour tout le monde », dit-il.

Il croit que la Ville voudra obtenir quelques arrangements lors des prochaines négociations, par exemple pour réduire le temps supplémentaire des employés.

Il voit mal cependant comment l'administration Labeaume pourrait exiger de nouvelles concessions salariales.

Contestation de la loi 15 en septembre

Il y aura tout de même de la contestation en 2018, mais sur un autre front.

Les syndicats de la Ville font partie d'une coalition provinciale qui veut faire invalider par les tribunaux la loi 15 sur les régimes de retraite. L'imposition du partage des déficits passés des régimes de retraite est ce qui dérange le plus dans cette loi. « Ce qui est contesté, c'est le passé, avant la loi », explique le président des cols blancs, Réal Pleau.

Revenir sur les contrats de travail du passé les prive de leur droit de négociation, selon lui.

La Coalition se retrouvera en septembre devant la Cour supérieure, à Montréal, pour en débattre devant un juge.

Plusieurs millions de dollars sont en jeu. Le tribunal devra trancher si les syndicats doivent payer une partie de la facture.

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