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216 Syriens accueillis à Québec depuis janvier

La Ville de Québec aura atteint d'ici quelques semaines sa cible d'accueil de 330 réfugiés syriens, telle que revue à la fin janvier dans le programme de prise en charge de réfugiés par l'État québécois.

L'objectif d'accueil est passé de 230 à 330 réfugiés à la demande du gouvernement du Québec. Le Centre multiethnique de Québec (CMQ), qui prend en charge les réfugiés, n'aura aucun problème à atteindre cet objectif, affirme Dominique Lachance, directrice du CMQ.

« Depuis le début janvier, on reçoit en moyenne trois à quatre familles par semaine, des grosses familles, mais comme il y a une fréquence, mais il n'y a pas d'arrivées massives, ça nous a permis jusqu'à date de procéder à l'installation de ces familles-là avant que les autres arrivent. »

7 jours pour avoir un toit

La Ville de Québec se dit d'ailleurs satisfaite de la façon dont se déroule l'accueil des réfugiés. Les nouveaux arrivants ont accès à un logement rapidement, en moyenne au bout de sept jours, dit la conseillère municipale Chantal Gilbert. 

Québec n'éprouve pas les problèmes d'autres grandes villes, comme Toronto, en ce qui a trait aux logements, mentionne Mme Gilbert.

« Québec, c'est beaucoup plus facile, le taux d'inoccupation est déjà très élevé, on a l'OMHQ [Office municipal d'habitation de Québec] qui nous est vraiment en support dans cette démarche et il y a beaucoup de logements abordables », explique-t-elle.

L'installation et l'intégration encore un défi

Le Centre multiethnique de Québec estime suffire à la demande pour l'accueil, mais les besoins pour parfaire l'installation et l'intégration des réfugiés une fois dans leur logement demeurent importants, admet Mme Lachance.

« On a quatre ou cinq suivis par les intervenants ici, on a des équipes de bénévoles qui vont sur place, on fait des suivis collectifs, des suivis à domicile, cela dit, effectivement, les gens auraient besoin probablement d'un support 24 h par jour, ce qu'on ne peut pas faire », dit-elle.

La conseillère Chantal Gilbert croit qu'il faut travailler à améliorer les liens entre le Centre multiethnique et les organismes communautaires qui font le suivi.

« On s'est rendu compte que chacun faisait son petit travail chacun dans son coin et qu'il n'y a pas assez de synergie. Tout ça, on est en train de faire un parcours très intéressant, de pérenniser des façons de faire de façon à ce que tout le monde se parle. »

Les organismes communautaires comme la Saint-Vincent-de-Paul ou l'Armée du Salut prennent le relais du Centre multiethnique pour poursuivre l'installation des réfugiés. Ils travaillent notamment à trouver des équipements électroménagers pour les familles.

Certains besoins n'ont pas encore été comblés, mais il le seront en cours d'année, croit Mme Lachance.

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