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230 réfugiés syriens confirmés à Québec d'ici la fin de 2016

Après des semaines de tergiversations sur le nombre de Syriens attendus à Québec, un premier chiffre est confirmé : 230 réfugiés doivent élire domicile dans la capitale d'ici la fin de 2016, selon le plan du gouvernement du Québec dévoilé mercredi. Un plan qui peut toutefois être amené à changer en fonction des demandes fédérales.

Alors que le maire de Québec se disait prêt à accueillir jusqu'à 800 nouveaux arrivants, ce n'est finalement que 100 réfugiés qui débarqueront à Québec d'ici la fin de l'année et 130 autres arriveront au cours de l'année 2016, selon les hypothèses actuelles du gouvernement provincial.

Dans chacune de ces deux vagues, une trentaine de personnes seront parrainées par la famille ou des organismes, les autres seront pris en charge par l'État.

En tout, le Québec doit recevoir au cours de cette période 7300 Syriens, dont 85 % resteront dans la grande région montréalaise.

Le Centre multiethnique, qui se prépare depuis des semaines à recevoir presque quatre fois plus réfugiés, n'a pas caché sa surprise en apprenant ces chiffres.

« On était très surpris, mais par la suite on nous a expliqué que c'était les chiffres [du gouvernement du] Québec, ce qui était prévu depuis le mois de septembre, et c'est là-dessus présentement qu'on table », affirme Dominique Lachance.

La bonne nouvelle, c'est que le Centre multiethnique pourra facilement prendre en charge le premier contingent de quelque 70 nouveaux arrivants. Les installations permettent d'héberger jusqu'à 100 personnes. L'organisme sera toujours prêt à prendre en charge ceux qui s'ajouteront.

Le Centre croit aussi être en mesure de recruter des interprètes en nombre suffisant pour bien accueillir les réfugiés à leur arrivée à Québec. Une séance d'information mercredi soir a permis d'attirer une trentaine de bénévoles potentiels.

La base de Valcartier prête

Le brigadier-général Stéphane Lafaut se trouvait aux côtés des ministres Weil et Moreau lors de l'annonce du plan d'accueil de la province. Il a confirmé que la base militaire de Valcartier a été identifiée pour fournir de l'hébergement temporaire, mais il ne sait pas encore si cela sera nécessaire.

« Si on a des accommodations plus souhaitables qu'une base militaire pour le faire, c'est toujours mieux au niveau de l'intégration que de vivre sur une base militaire », souligne Stéphane Lafaut.

Il attend toujours les ordres pour la suite des choses, mais la base sera prête dès la semaine prochaine au besoin. Valcartier pourrait accueillir jusqu'à 3000 réfugiés.

Les appels d'offres qui viennent d'être lancés pour la rénovation des camps des cadets et la construction de maisons mobiles ne seront pas inutiles si les réfugiés n'y sont pas hébergés. Le brigadier-général soutient que ces travaux étaient prévus, ils sont seulement devancés. « Ce sont des projets qui sont sur la table depuis longtemps et qui ne sont pas nécessairement liés à cette opération-là », dit-il.

De plus, contrairement aux ordres donnés la semaine dernière à certains militaires de Valcartier, aucun d'entre eux ne devra quitter la base pour laisser la place aux nouveaux venus, a-t-il précisé aujourd'hui.

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