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300 000 $ pour étudier la salinité du fleuve

La Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) et le consortium Ouranos ont reçu le mandat de réaliser l'étude sur le front salin du fleuve Saint-Laurent, dont une remontée menacerait les prises d'eau potable de Québec et de Lévis.

En juillet dernier, le conseil municipal de Lévis avait annoncé une enveloppe de 100 000 $ pour cette étude, qui sera d'une durée de 3 ans. Le gouvernement du Québec a confirmé une participation du même montant, mercredi, tout comme la Ville de Québec, pour un total de 300 000 $.

La limite entre l'eau salée et l'eau douce dans le fleuve Saint-Laurent se situe présentement entre L'Isle-aux-Coudres et l'île d'Orléans. Les changements climatiques font craindre un déplacement du front salin vers l'ouest en raison de la hausse du niveau de la mer et de la baisse du débit du fleuve.

Or, un tel déplacement pourrait éventuellement toucher quatre prises d'eau potable de Québec et de Lévis qui abreuvent près de 200 000 personnes en eau potable dans ces deux municipalités.

L'étude du front salin permettra donc d'évaluer les conséquences d'une intrusion d'eau saline dans le secteur de Québec et de Lévis, puis d'identifier des solutions pour y faire face. Des études semblables ont déjà été réalisées dans d'autres villes canadiennes et américaines.

Une situation préoccupante 

« Ça nous inquiète parce que [le déplacement du front salin] semble arriver un peu plus vite qu'on le pensait », insiste le maire de Lévis, Gilles Lehouillier.

« Le problème potentiel est sérieux, constate aussi le maire de Québec, Régis Labeaume. On a même eu des épisodes d'eau saline à l'usine de Sainte-Foy [...] mais on ne connaît pas exactement la provenance », raconte-t-il, ajoutant qu'il importe de savoir si ces épisodes sont dus à l'avancement du front salin, à l'utilisation de sel de déglaçage ou encore aux marées. 

« Cette connaissance va nous outiller pour mieux nous adapter aux impacts des changements climatiques et pour renforcer la résilience de la population à l'égard de ceux-ci », indique le ministre de l'Environnement, David Heurtel. « On voit qu'il y a un enjeu qui s'en vient et on l'attaque de front. »

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