Retour

350 représentants de l’Amérique francophone réunis à Québec

« On se connaît mal, les francophones en Amérique. On connait le Québec, mais où et qui sont ces 33 millions de francophones. »

Ces mots sont ceux de Denis Desgagnés, PDQ du Centre de la francophonie des Amériques, qui organise ces jours-ci à Québec le deuxième Parlement francophone des jeunes d’Amérique (PFJA). Le sommet, qui se tient à l’Université Laval et au parlement, réunit plus de 350 participants en provenance de 20 pays des Amériques.

Leaders de mouvement étudiants, jeunes professionnels, conseillers municipaux : les participants ont des parcours très divers.

« Ce sont des francophones convaincus. Des leaders du rayonnement. On se donne un espace d’action citoyenne. Ils vont passer du temps ensemble avec des gens d’expérience, des gens de savoir », indique M. Desgagnés.

Défendre la place du français

Trois projets de loi sous les thèmes de la liberté d’expression, de l’éthique et de l’environnement seront élaborés au cours de la simulation.

« Les projets de loi ont été mis sur les réseaux sociaux et déjà, des alliances sont en train de se créer », souligne de son côté Philippe Dubois, président de ce deuxième parlement francophone.

C’est là qu’on voit toute la force, la vitalité et l’amour que des gens qui viennent de Rio de Janeiro ou Charlesbourg ont pour cette langue-là.

Dans le contexte d'un tel sommet, Denis Desgagné remarque que les débats gauche-droite varient grandement selon la provenance des participants.

« On se rend compte que le centre n’est pas le même centre partout, observe-t-il. La gauche chilienne et la gauche québécoise ne sont pas les mêmes gauches, on s’en rend compte assez rapidement. »

Ils ont été sélectionnés au terme d’un processus de plus de 500 candidatures. Le sommet se tient dans la capitale jusqu’à dimanche.

- D'après une entrevue réalisée par Guillaume Dumas à l'émission Première heure

Plus d'articles