Une rencontre politique au sujet d'un possible 3e lien entre Québec et Lévis vendredi a ravi le maire de Lévis tout en laissant le maire de Québec de glace.

Un texte de Carl Marchand

Les maires Régis Labeaume et Gilles Lehouillier étaient présents, tout comme le ministre responsable de la Capitale-Nationale, Sébastien Proulx, et la ministre déléguée aux Transports, Véronyque Tremblay.

Au sortir de la rencontre, Gilles Lehouillier ne cachait pas son enthousiasme. Seul lors de son point de presse, il a salué la décision d'élargir le comité consultatif sur le sujet pour y inclure davantage de représentants de la région de Chaudière-Appalaches.

« Ça devient un dossier non pas de ville, mais ça devient vraiment régional. C'est intéressant. »

Labeaume de glace

Le maire de Québec, lui, ne semblait guère emballé à la sortie de la rencontre, lui qui a déclaré à maintes reprises qu'on devait lui démontrer la pertinence de l'infrastructure.

« Rien de spécial pour Québec. On n'est pas dans le même état d'esprit, a déclaré Régis Labeaume. Tant mieux si la réunion a eu lieu, mais ç'aurait pu avoir lieu plus tard que ça ne m'aurait pas dérangé. »

Régis Labeaume ne s'émeut pas trop non plus du réçent sondage qui indiquait que près de 80 % des résidents de Québec et de Lévis sont en accord avec le projet de construction d'un troisième lien.

« J'aurais pu vous donner les résultats au début. Si vous demandez à quelqu'un s'il veut aller à Paris, 98 % des gens vont dire oui. Si vous ajoutez le prix, ça va baisser. »

Des demandes

Le gouvernement maintient cependant le cap quant au devis d'études. Gilles Lehouillier demandait par exemple d'en retirer certains scénarios comme celui du statu quo ou l'option d'un nouveau traversier.

« Le premier ministre est venu à la Chambre de commerce de Lévis et il a insisté pour dire que c'était sûr que le 3e lien se réaliserait. À partir de ce moment-là, il faut qu'on modifie l'approche du devis technique pour essayer de fixer des échéanciers et de raccourcir des délais », a déclaré Gilles Lehouillier en marge de la rencontre.

« Est-ce qu'on peut faire des choses plus rapidement? Peut-être, mais on doit faire en sorte que le bureau de projet travaille. On ne peut pas tout précipiter. Il faut faire les choses correctement », a pour sa part affirmé le ministre Sébastien Proulx.

Concours de ridicule

Pendant ce temps, l'organisme Accès transports viables lance un concours pour tourner au ridicule ce projet de 3e lien.

Intitulé « Le Grand Délire », ce concours invite la population à partager ses idées de solutions farfelues pour créer un nouveau lien entre les deux rives.

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