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3e lien Québec-Lévis : les libéraux réitèrent leur promesse

Les élus libéraux semblent de plus en plus avoir fait leur nid en faveur d'un troisième lien entre Québec et Lévis, mais ils refusent toujours de dire jusqu'à quel prix ils sont prêts à payer.

Un texte de Carl Marchand

« Il y aura un troisième lien », a lancé d'emblée Dominique Vien, ministre responsable de la région de Chaudière-Appalaches, lors d'un point de presse à Lévis, jeudi.

« Ce que je peux vous confirmer, c'est qu'il y a un bureau de projet, il y a 20,5 millions de dollars qui y sont octroyés », se limite-t-elle cependant à détailler.

À ses côtés, le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, salue les engagements libéraux qui se font de plus en plus clairs sur la question.

« Les gens se rendent bien compte que le pont Pierre-Laporte a atteint ses limites en 2011, analyse-t-il. On ne peut plus tolérer la situation actuelle. »

Les files d'attente s'étirent jusqu'à 25 kilomètres sur la Rive Sud lors de l'heure de pointe, selon lui. Une situation qu'aucun système rapide par bus ne saura atténuer suffisamment, estime-t-il.

Gilles Lehouillier souligne que le scénario d'un pont tunnel à l'est semble faire partie des options privilégiées. Une solution qui pourrait faire d'une pierre deux coups.

« En considérant que le pont de l'île d'Orléans doit être refait, on minimise énormément l'impact financier. »

Lessard : la population en veut un

S’il refuse de se prononcer sur un montant maximum à payer, le ministre des Transports, Laurent Lessard, semble tout de même fixer un certain seuil psychologique. La construction d’un tunnel par exemple coûterait 4 milliards de dollars, sans compter les frais de financement qui feraient grimper la facture totale à 10 milliards de dollars.

« J’ai vu qu’à 4 milliards de dollars, un tunnel, ça avait dissuadé pas mal de monde, même si l’idée était séduisante », a-t-il déclaré en marge d’une annonce sur la sécurité routière.

Chose certaine, le besoin ne fait aucun doute, selon le ministre qui soutient faire lui-même faire les frais de la congestion routière.

« J’attends toujours de plus en plus loin. Je me dis toujours : "un moment donné, il y a quelqu’un qui va mesurer combien ça coûte passer de l’autoroute 20 à l’autoroute 40." »

La députée péquiste de Taschereau, Agnès Maltais, dénonce pour sa part les promesses qu'elle qualifie de « purement électoralistes » des libéraux.

« Ils nous promettent un troisième lien. Ils ne savent pas où, ils ne savent pas comment, ils ne savent pas comment et ils ne savent pas comment ça va coûter », a-t-elle affirmé lors du caucus du Parti québécois.

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