Le député libéral de Louis-Hébert, Sam Hamad, estime que le débat sur le 3e lien est devenu émotif et souligne qu'il faut attendre d'autres études pour statuer sur la construction d'une telle infrastructure entre Lévis et Québec.

Au cours des dernières semaines, des élus de la Rive-Sud ont pris position en faveur d'un troisième lien dans l'est, tandis que le maire de Québec, Régis Labeaume, plaide plutôt pour une nouvelle structure dans l'ouest.

Sam Hamad croit qu'il faut mieux étudier l'état de la circulation dans le secteur des ponts avant de se prononcer.

« Tout le monde a des intérêts, c'est correct, [les gens] défendent leurs intérêts, et c'est leur job de le faire. Maintenant, comme gouvernement, il faut qu'on regarde l'ensemble de l'oeuvre, c'est des investissements majeurs de plusieurs milliards de dollars et il ne faut pas faire ça par émotion. »

Une vision claire du réseau routier, de l'efficacité du transport en commun et des habitudes des automobilistes doivent être prises en compte, dit Sam Hamad. Il rappelle que des chiffres actualisés seront dévoilés par son collègue Laurent Lessard, ministre des Transports.

De son côté, François Marchand, candidat à la direction de Démocratie Québec, qualifie la position du maire Labeaume dans ce dossier « d'opportuniste et changeante ».

François Marchand ne s'explique pas la prise de position de Régis Labeaume en faveur d'un nouveau pont ou tunnel pour relier le secteur ouest de Québec avec Lévis.

Il estime que le problème de la congestion ne fait qu'empirer à Québec et que le maire Labeaume tente de masquer son inaction dans le dossier.

« Ça fait 10 ans que le problème est connu et là, M. Labeaume se réveille tout d'un coup et a la solution magique : il commence la bataille sur le 3e lien, c'est totalement irresponsable, à la limite de l'opportunisme et de la démagogie. »

François Marchand estime que le maire devrait attendre de connaître les coûts et les conséquences sur le territoire d'un troisième lien avant de prendre un engagement.

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