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6 mois de prison pour une poursuite hollywoodienne dans les rues de Québec

Un chauffard à l'origine d'une rocambolesque poursuite policière a été condamné à six mois de prison après avoir plaidé coupable au palais de justice de Québec.  « Les courses de rue pour moi, c'est normal », a reconnu Jonathan Gagnon devant la juge Johanne Roy.

D'après des informations de Yannick Bergeron

Difficile de croire que sa « virée » dans la nuit du 9 mai dernier n'a pas eu de conséquence dramatique après avoir entendu le récit des événements. L'homme de 39 ans a filé à plus de 150 km/h, parfois à contresens, en tentant de fuir les policiers.

Gagnon a entrepris sa course folle peu après trois heures du matin alors que des patrouilleurs ont voulu l'interpeller puisqu'il se trouvait au volant d'une voiture volée. Comme dans les films d'action, le chauffard a fait marche arrière à haute vitesse pendant plusieurs mètres avant de faire un tête-à-queue contrôlé sur le boulevard Charest.

Sa folle balade a débuté dans le quartier Saint-Sauveur avant de se déplacer vers Sainte-Foy, en empruntant autant les autoroutes que les rues. Le fuyard a brûlé les feux rouges et panneaux d'arrêt sur son passage. Heureusement, les rues étaient désertes.

Alors qu'il s'engageait à sens inverse dans la bretelle du pont de Québec, un patrouilleur a décidé de percuter sa Nissan afin qu'il s'immobilise. Le chauffard a réussi à reprendre la fuite dans un grand nuage de fumée blanche... et avec deux pneus en moins.

Roulant sur deux jantes qui créaient des étincelles sur la chaussée, le conducteur téméraire a repris son périple en ralentissant un peu la cadence à 120 km/h.

Il a finalement perdu la maîtrise de son bolide sur le boulevard Wilfrid-Hamel dans le secteur de la Pointe-aux-Lièvres, où les policiers ont sorti leur arme pour procéder à son arrestation.

Évaluation psychiatrique

Un psychiatre a évalué Jonathan Gagnon après sa première comparution et noté qu'il tenait « des propos délirants à thématique grandiose ». Il a effectivement dit lors de son arrestation qu'il avait travaillé pour le gouvernement américain et la Nasa.

S'en remettant à la suggestion de la Couronne et de la défense, la juge Roy a condamné Jonathan Gagnon à une année de détention pour sa fuite et sa conduite dangereuse à bord d'une voiture volée.

Considérant qu'il est incarcéré depuis son arrestation, il a déjà purgé la moitié de cette peine. Au terme de sa détention, il n'aura pas le droit de conduire pendant une année.

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