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À la recherche d'une vocation pour les Nouvelles-Casernes 

Une soixantaine de personnes ont participé mardi à une journée de réflexion sur l'avenir des Nouvelles-Casernes du Vieux-Québec. Espace public, hébergement, restauration : les participants ont soulevé le désir de permettre aux citoyens de se réapproprier l'espace.

Un texte de Louise Boisvert

Le bâtiment patrimonial, construit à la fin du régime français, est abandonné depuis plus de 50 ans.

Ce bâtiment classé « biens culturels » est un témoin incontesté de toute l'histoire militaire de la ville de Québec, depuis la Nouvelle-France jusqu'à la Deuxième Guerre mondiale.

Il fut d'abord un lieu pour loger les militaires, français puis britanniques. Au 20e siècle, l'endroit a été converti en usine d'armement jusqu'à sa fermeture en 1964.

Il appartient aujourd'hui à la Commission de la Capitale-Nationale (CCN) qui lui cherche une seconde vie.

« On est parti avec l'idée de consacrer le lieu à la famille », explique Bernard Gilbert, actuel directeur du Théâtre le Diamant, qui participait à la journée de réflexion à l'invitation de la CCN.

Bernard Gilbert souhaiterait l'aménagement d'un espace pour la famille, pour les résidents et les touristes, qui comprendrait une Maison des sciences, une halte-garderie et de l'hébergement. Le site extérieur inclurait des jardins communautaires l'été, et une patinoire l'hiver.

La Commission de la Capitale-Nationale avait établi quelques critères, comme la mise en valeur du patrimoine, l'accessibilité au public, l'attractivité touristique et la viabilité financière.

L'étudiant en architecture, Simon Parent, aimerait plutôt que l'endroit réunisse sous un même toit, l'école d'architecture de l'Université Laval et l'école des métiers d'art pour donner une vitrine sur le savoir-faire local.

Attentes élevées

« J'espère que cette fois-ci, ce sera la bonne », confie l'historien à la retraite André Charbonneau, qui milite depuis des décennies pour la conservation de ce bâtiment unique.

Il a eu plusieurs tentatives dans les dernières années pour donner à l'endroit une nouvelle vocation dont un appel de propositions en 2014 qui n'aura pas permis de trouver une vision pour l'ensemble du bâtiment.

« Ça fait plus de 45 ans que j'attends après sa restauration », affirme André Charbonneau. ll faisait partie des participants mardi qui ont proposé que le lieu soit axé sur la famille.

L'endroit devrait également offrir, selon lui, un espace d'interprétation.

Pas d'échéancier

Bien que l'on soit à la recherche d'idées, la Commission de la Capitale-Nationale n'a pas précisé à quel moment elle annoncera le projet retenu.

« La préoccupation première, c'est vraiment les travaux de stabilisation du bâtiment », souligne la porte-parole Anne-Marie-Gauthier.

Le chantier, lancé en mars, prévoit des travaux de maçonnerie pour rendre le bâtiment plus étanche et plus stable. Ils doivent durer quatre ans. « On n'a pas d'échéancier arrêté », ajoute-t-elle.

À plus court terme, la Commission de la Capitale-Nationale invite les citoyens à remplir un formulaire sur leur site internet pour connaître leurs propositions. Ils ont jusqu'au 15 mai pour le faire.

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