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À la recherche de la perle rare pour superviser le projet de tramway

Régis Labeaume veut recruter un expert capable de remettre en question les décisions prises par l'équipe qui va réaliser toutes les phases du projet. L'objectif est de s'assurer qu'il se fasse dans les délais et le budget prévus.

Un texte de Louise Boisvert

« Il faut commencer par la gouvernance », croit le maire de Québec qui a déjà ciblé quelques candidats pour relever ce défi. Régis Labeaume entend constituer une petite équipe autour de cette personne pour suivre l'évolution du projet, de la phase des études à la mise en service.

Il évoque notamment d'anciens experts de la compagnie Bombardier, spécialisés dans ce type de projets. Il n'écarte pas non plus la possibilité de recruter un candidat à l'extérieur du pays, en Europe notamment, où il y a eu plusieurs projets de tramway dans les dernières années.

« Ils vont challenger tous ceux qui font le travail. Pour challenger, ça prend des gens compétents pour poser les bonnes questions », croit-il.

La personne choisie sera à la tête d'un comité aviseur sur lequel des spécialistes et représentants du gouvernement du Québec siégeront.

L'exemple de l'amphithéâtre

Le modèle est le même mis en place lors de la construction de l'amphithéâtre. À l'époque, c'est l'ingénieur Jean-Guy René, qui avait travaillé pour la Société d'énergie de la Baie-James, qui occupait ces fonctions.

« Lui, il avait déjà coulé du ciment dans sa vie, je cherchais quelqu'un qui avait coulé du ciment », se rappelle le maire de Québec.

Le comité aviseur a un droit de regard sur tout. C'est d'ailleurs ce qui avait provoqué la démission, à l'époque, du directeur du projet de l'amphithéâtre, Jacques A Bédard.

Dans sa lettre de démission, il affirmait que « la structure mise en place rendait le nouvel amphithéâtre plus vulnérable à la collusion dans l'industrie de la construction ».

Régis Labeaume croit fermement que c'est l'intervention du comité aviseur qui a permis au projet de 400 millions de dollars d'être livré sans dépassements de coûts.

Plan de communication

Par ailleurs, la Ville de Québec travaille également à un plan de communication détaillée pour limiter les critiques pendant les travaux.

« Certains ont des inquiétudes, c'est normal » reconnaît le maire Labeaume en faisant référence aux commerçants qui se préoccupent de l'impact des travaux sur leurs entreprises.

Il est déjà prévu qu'une fois le plan de construction établi, les commerçants seront rencontrés un par un. « On va leur dire, voici la planification des travaux, chez vous, ça va se passer de telle date à telle date, voici comment on va procéder », a-t-il ajouté.

Il demande un peu de patience soulignant au passage que les commerçants situés le long du futur du parcours du tramway et du trambus commencent à reconnaître que le réseau aura un effet bénéfique sur leurs chiffres d'affaires.

Le maire n'a pas précisé à quel moment les premiers appels d'offres pour l'étude du projet seront lancés. « On va vous revenir avec cela », a-t-il simplement répondu.

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