Retour

Abolition de la gestion de l'offre : « ça ne fera pas partie de mes batailles », dit Maxime Bernier

Pendant la course à la direction du Parti conservateur, Maxime Bernier était le seul des candidats à promouvoir l'abolition du système de gestion de l'offre. Plus de trois mois après l'élection de son adversaire Andrew Scheer, ce projet ne fait « pas partie des batailles » du député de Beauce.

Un texte de Raphaël Bouvier-Auclair

En marge de la rencontre du caucus conservateur à Winnipeg, Maxime Bernier a réitéré qu'il avait un « point de vue personnel différent » à propos de la gestion de l'offre pour la production des oeufs, du lait et de la volaille.

Mais il a rappelé qu'en élisant Andrew Scheer, qui s'était porté à la défense du système, les membres ont choisi une autre voie.

Pendant la course à la direction du Parti conservateur, de nombreux agriculteurs, surtout au Québec, ont décidé de joindre les rangs du Parti conservateur pour nuire à la candidature de Maxime Bernier.

En fin de course, beaucoup ont appuyé la candidature du député saskatchewanais Andrew Scheer. Ce dernier a été élu avec 51 % des voix après 13 tours de scrutin. Maxime Bernier a même été battu dans sa circonscription de Beauce.

Pas de proposition contre la gestion de l'offre au prochain congrès

Maxime Bernier affirme par ailleurs qu'il ne présentera pas de proposition visant à abolir la gestion de l'offre lors du prochain congrès du Parti conservateur, qui a pour but de déterminer les positions officielles de la formation politique.

« Si des membres le veulent, ce sera leur choix », affirme Maxime Bernier, qui ajoute avoir maintenant d'autres dossiers à défendre.

Le député beauceron a été nommé porte-parole en matière d'innovation, des sciences et du développement économique dans le cabinet fantôme d'Andrew Scheer.

Cet été, Maxime Bernier avait laissé savoir qu'il était intéressé par le poste de critique en matière de finances. Il se dit aujourd'hui satisfait d'avoir hérité d'un dossier économique.

L'élu, qui est connu pour ses positions libertariennes, assure « qu'il y a des ressemblances » entre sa plateforme économique et celle d'Andrew Scheer.

Il donne en exemple les subventions gouvernementales octroyées à des entreprises comme Bombardier, que le chef de l'opposition officielle a critiquées dans un discours devant ses députés jeudi.

Plus d'articles

Commentaires