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Accident nautique à Porto Rico : « C’est un miracle que je sois encore en vie. »

Jasmine Huot-McCann, une adolescente de Québec qui a frôlé la mort dans une collision entre deux bateaux mardi dernier à Porto Rico, s'estime chanceuse d'être encore en vie. Elle fustige toutefois la lenteur et la qualité des soins prodigués à son grand-père, victime d'une fracture multiple du crâne dans l'accident.

Un texte de Carl Marchand et Louis Gagné

« C'est un miracle que personne ne soit mort, honnêtement », lance la jeune femme de 17 ans, qui raconte la mésaventure vécue avec cinq autres membres de sa famille avec beaucoup d'aplomb.

À peine partie de La Parguera, leur embarcation a été fauchée par un autre bateau qui circulait à grande vitesse.

« Je l'ai vu arriver le bateau. Si je ne m'étais pas penchée, j'aurais probablement le même genre de blessures que mon grand-père, où je serais morte », insiste l'adolescente.

Sur les 30 passagers de l'embarcation, 22 ont été blessés. La jeune femme s'en est tirée avec une ecchymose au visage et une lacération dans le dos, laissée par une hélice de moteur.

Lenteur des soins

Justine Huot-McCann trouve difficile d'être revenue au pays alors que les autres membres de sa famille sont toujours là-bas. Ses grands-parents ne peuvent prendre l'avion pour l'instant en raison de leurs blessures à la tête.

Près d'une semaine après l'accident, elle ne digère toujours pas la lenteur avec laquelle les secours sont venus en aide aux blessés.

« Ça m'a frustrée que ça prenne autant de temps pour que mes grands-parents puissent partir à l'hôpital, parce que c'est grave ce qui s'est passé. »

La jeune femme a rapidement raconté sa mésaventure sur Facebook, une fois de retour au domicile loué par la famille pour le séjour. L'histoire a notamment fait la manchette dans le Washington Post.

« La première chose qui m'est passée par la tête en sortant de l'accident, honnêtement, j'ai juste réalisé que c'est important de profiter de la vie », résume-t-elle.

Retour à la normale, ou presque

Dimanche soir, la jeune femme n'avait toujours pas vu de médecin. Elle espère également pouvoir rencontrer un psychologue. Les prochains jours lui permettront de prendre du repos, espère-t-elle.

« Quand mon père est venu me chercher à l'aéroport, je me suis mise à pleurer, parce que finalement, je suis revenue à la maison en un morceau, je suis toute là. »

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