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Accusé d'avoir violé sa femme, il plaide l'arnaque

Une Marocaine qui a épousé un résident de Lévis affirme que ce dernier l'a violée et battue à son arrivée au Canada. L'accusé se dit pour sa part victime d'une arnaque.

Un texte de Yannick Bergeron

Le procès de Mario Despont s'est ouvert aujourd'hui au palais de justice de Québec.

Il est accusé de voies de fait et d'agression sexuelle sur la femme qu'il a parrainée après l'avoir rencontré sur internet en 2010.

L'homme de 49 ans s'est rendu au Maroc l'année suivante pour l'épouser.

Après des années de démarches, la présumée victime a obtenu son visa pour venir au Canada.

La plaignante, dans la jeune trentaine, a témoigné aujourd'hui des sévices qu'elle aurait subis dès son arrivée au Canada à la fin de 2014

Elle était alors enceinte et affirme avoir été frappée au ventre à plusieurs reprises. « Lui, il veut que j'avorte », soutient la femme.

Selon son témoignage, Despont l'a « pincée » pendant la nuit pour l'empêcher de dormir jusqu'à ce qu'elle finisse par avoir une relation sexuelle avec lui.

La femme a quitté son conjoint après son accouchement, six mois après son arrivée au pays, pour se réfugier chez sa soeur qui a immigré dans la région de Montréal.

« J'ai été utilisé »

Mario Despont nie en bloc les accusations de son ex-femme. « Je me suis fait arnaquer », clame le Lévisien qui a des antécédents de violence conjugale.

Il a porté plainte à l'Immigration et a demandé d'annuler son parrainage, ce qui pourrait signifier l'expulsion de la Marocaine d'origine.

« Elle s'est servie de moi », estime l'homme qui croit que la femme voulait tout simplement venir au Canada rejoindre sa soeur.

Le procès se poursuit vendredi avec le contre-interrogatoire de l'accusé.

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