Il est possible depuis une semaine de se procurer une ruche à Québec pour s'initier à l'apiculture urbaine. L'entreprise montréalaise Alvéole a déjà distribué près de 70 ruches à ses clients dans la Capitale-Nationale.

« On aimerait ça que les gens s'intéressent autant à l'apiculture qu'à leur potager », lance Gabriel Gagnon-Anctil, apiculteur pour Alvéole.

L'objectif de l'entreprise est double, explique-t-il. Les apiculteurs tentent de lutter contre le déclin des abeilles, tout en éduquant la population. Les forfaits offerts par Alvéole, payés sous forme d'abonnements mensuels, donnent droit à une ruche et à différents services de mentorat. 

Le Séminaire des Pères Maristes, à Sillery, a choisi d'installer deux ruches sur son toit. Le directeur général, Jean-François Bussières, a sauté sur l'occasion de bonifier l'enseignement des jeunes de l'école.

« Nous, les sciences, c'est dans notre ADN. On voyait une plus-value de s'intéresser à la sociologie de l'abeille », dit-il.

En plus de plusieurs ateliers qu'elle offre aux étudiants, Alvéole accompagnera l'établissement scolaire dans l'extraction du miel. Le nectar sera ensuite distribué lors d'activités. Généralement, une ruche produit entre 10 et 15 kilogrammes de miel par année.

Gabriel Gagnon-Anctil estime qu'il y a très peu de risque de piqûres pour les élèves. Selon lui, les abeilles sont trop concentrées sur leurs tâches pour se soucier de la présence humaine. Les élèves ne sont d'ailleurs pas autorisés à circuler près des ruches sans supervision.

« On cherche à ce que les abeilles aient un contact de proximité avec les gens, que les gens puissent en voir plus régulièrement, et qu'ils se rendent compte qu'elles ne sont pas dangereuses », dit-il.

L'entreprise Alvéole loue 400 ruches à des clients de Montréal. À Québec, déjà 72 ruches ont été installées. C'est le cas au Centre des congrès, au Grand Théâtre et au Musée de la civilisation, notamment.

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