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Affaire Jacques Delisle : la thèse du suicide n'est pas sans faille

Le médecin légiste ontarien qui soutient la thèse selon laquelle la femme de l'ex-juge Jacques Delisle se serait suicidée voit son travail scruté à la loupe par l'avocat de la poursuite et admet que sa thèse n'est pas à toute épreuve.

Un texte de Yannick Bergeron

Le procureur de la Couronne, Me Michel Fortin, a fait admettre au Dr Micheal Shkrum certains éléments de preuve de la poursuite.

Le Dr Shkrum avance que Nicole Rainville a pu se suicider, en raison de la découverte d'une fracture interne à sa tempe droite, la tempe opposée à celle où la balle a pénétré le cerveau.

Le médecin admet toutefois que la force de la balle à elle seule pourrait causer une fracture à la tempe opposée, où l'os est le plus mince du crâne, laissant ainsi la porte ouverte à une possibilité d'homicide.

Me Fortin lui a aussi présenté une photographie de la balle déformée qui a tué l'épouse de l'ex-juge.

Il lui a demandé de la comparer avec deux autres photographies réalisées à la suite de tests balistiques, soit une balle tirée selon l'angle privilégié par la défense et l'autre, selon l'angle de la poursuite.

Le procureur a demandé au pathologiste laquelle des deux balles ressemblait le plus à la balle retrouvée dans le crâne de la victime.

Le pathologiste a d'abord refusé de répondre disant qu'il n'était pas un expert en balistique.

Me Fortin a insisté en disant qu'il s'agissait tout simplement de comparer des formes. Le pathologiste a admis que la forme de la balle tirée selon l'angle de la poursuite ressemblait davantage à celle qui a tué Nicole Rainville.

Le contre-interrogatoire du Dr Shkrum se poursuivra vendredi au palais de justice de Québec.

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