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Agglomération : Québec et Saint-Augustin s'entendent, sans L'Ancienne-Lorette

Au terme de négociations intensives menées cette semaine, les maires de Québec et de Saint-Augustin-de-Desmaures concluent une entente sur le partage des frais d'agglomération, à laquelle n'adhère toutefois pas L'Ancienne-Lorette.

Les maires Régis Labeaume et Sylvain Juneau ne dévoilent pas pour le moment les détails de leur entente. Toutefois, un document fourni par L'Ancienne-Lorette indique que l'offre sur la table comprend une indexation annuelle basée sur l'indice des prix à la consommation et une redevance sur les taxes perçues sur les nouvelles constructions.

L'entente sera soumise aux conseils municipaux respectifs avant d'être entérinée.

Les deux élus se disent très satisfaits de ce règlement dans l'épineux dossier de la facture que doivent assumer les villes pour défrayer les dépenses de l'agglomération. 

« Je pense sincèrement que cette entente permet à Saint-Augustin de continuer son développement et on est même en train de développer ensemble un projet de développement économique », affirme le maire de Québec.

Sylvain Juneau est du même avis. « L'entente qu'on va signer dans les prochaines heures permet à Saint-Augustin d'assurer la stabilité financière pour les années à venir d'une part, et d'avoir une prévisibilité. »

Note discordante

Un peu plus tôt, le maire de L'Ancienne-Lorette, Émile Loranger, a fait part de ses divergences d'opinion concernant les propositions de l'entente, qu'il refuse de signer.

« C'est la décision la plus difficile que j'ai eu à prendre de ma vie politique, mais cette entente est inacceptable », a dit Émile Loranger.

Le maire Loranger a affirmé que l'entente forcerait L'Ancienne-Lorette à remettre à Québec la totalité des taxes recueillies par son développement. Le maire Loranger mentionne qu'il présentera l'entente à la population, qui pourra se prononcer lors d'une consultation publique à venir.

Selon les calculs réalisés par L'Ancienne-Lorette, la facture d'agglomération s'élèvera à 549 millions de dollars sur 25 ans avec la nouvelle entente, alors que si la Ville va de l'avant avec la poursuite judiciaire, elle croit pouvoir s'en tirer à 509 millions de dollars, dans le pire des scénarios.

Malgré ce différend, la collaboration demeure entre les villes, dit le maire Loranger qui parle de relations cordiales et de la « fin de l'ère des chicanes ».

« Si ce qui est sur la table ne répond pas à nos attentes, ça ne veut pas dire que nécessairement, il n'y a plus de négociation possible, il y en aura tant qu'on a du souffle », a-t-il dit.

Le maire Labeaume se dit également « toujours ouvert » aux discussions, même s'il estime que presque tous les scénarios ont été étudiés.

Rappelons que les deux villes défusionnées contestent devant les tribunaux les quotes-parts qu'elles doivent verser à Québec. Des négociations ont cependant été entreprises au cours des dernières semaines pour revoir l'entente sur l'agglomération, qui date de 2009 et éviter de poursuivre la lutte devant les tribunaux.

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