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Agressions à l'Université Laval : deux étudiants arrêtés

Deux étudiants de l'Université Laval ont été arrêtés au cours de la nuit en lien avec la vague d'agressions survenues la fin de semaine dernière dans une résidence du campus.

Un des deux suspects, Thierno-Ourny Barry, a comparu samedi matin pour introduction par effraction. Il demeure détenu jusqu'à sa prochaine comparution, prévue mercredi. Il serait le seul des deux suspects à être lié à des actes à caractère sexuel, selon le capitaine Mario Vézina, responsable des crimes majeurs au Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).

Pour l'instant, aucune accusation d'agression sexuelle n'a été portée. « D'autres accusations sont à venir », a indiqué l'avocate de la Couronne, Me Geneviève Bertrand.

L'autre suspect est résident du pavillon Alphonse-Marie-Parent. Il a été interrogé puis libéré en vertu d'une promesse à comparaître.

Les deux étudiants, âgés de 19 et de 20 ans, ont été suspendus de l'Université le temps des procédures judiciaires.

Le recteur réagit

Critiqué pour sa gestion de la crise, le recteur de l'Université Laval, Denis Brière, s'est adressé aux médias en matinée, accompagné du vice-recteur, Éric Bauce.

« Nous assistons au début d'un mouvement plus large où de nombreux acteurs de la société se sont mobilisés dans les derniers jours pour faire cesser une fois pour toutes les violences sexuelles », a indiqué le recteur Denis Brière, dans une brève allocution.

Le vice-recteur a ajouté que toutes les mesures de sécurité additionnelles imposées après les incidents seront maintenues pour l'instant.

Avec ces deux arrestations, la police ne serait plus à la recherche de suspects, selon Marie-Ève Painchaud, du SPVQ. 

Au total, 15 personnes ont porté plainte à la police relativement à des intrusions dans des chambres du pavillon Alphonse-Marie-Parent. Au moins quatre jeunes femmes affirment avoir été agressées sexuellement.

Le maire de Québec, Régis Labeaume, s'est dit soulagé à la suite de ces arrestations. Il estime qu'il est bénéfique pour l'ensemble de la société que la police ait réussi à mettre la main au collet des suspects avant que trop de rumeurs ne se mettent à circuler.

Il a par ailleurs noté que l'Université Laval avait changé de ton dans sa façon de communiquer. « Ce n'est pas trop tôt », a-t-il laissé tomber en référence aux critiques essuyées par l'administration universitaire en début de semaine.

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