Retour

Agrile du frêne à Québec : « une catastrophe », selon l'arboriculteur Jean Lamontagne

L'apparition de l'agrile du frêne à Québec était une « question de temps », affirme l'arboriculteur Jean Lamontagne qui n'hésite pas à qualifier la situation de « catastrophe ».

L'insecte fait déjà des ravages à Longueuil et Montréal où des dizaines de milliers d'arbres sont touchés depuis deux ans. « On a fait des inspections, c'est abominable ! Les arbres sont tous en train de mourir. Il y en a environ 10 000 à 15 000 de coupés. On savait que l'agrile arriverait, il était bloqué à Montréal depuis deux ans », raconte Jean Lamontagne.

L'arboriculteur est convaincu que le transport du bois de chauffage est à l'origine de la contamination à Québec puisque l'agrile du frêne ne vole pas sur de longues distances.

« Il fait un kilomètre à peu près par année, donc il n'a pas fait 150 kilomètres en une seconde là », précise Jean Lamontagne qui souligne que la situation est d'autant plus inquiétante qu'il existe de nombreux frênes sur le territoire de la ville de Québec. Dans Limoilou, 20 % de la canopée est composée de frêne.

Seulement quelques traitements préventifs existent à l'heure actuelle pour combattre l'agrile du frêne, mais ils sont dispendieux. Un traitement avec le seul vaccin homologué, le TreeAzin, peut coûter entre 250 $ et 400 $ pour un frêne de 50 cm, affirme Jean Lamontagne. Ce traitement préventif doit être répété après 2 ans.

Un traitement coûteux

La Ville n'aura donc pas le choix de déterminer quels arbres seront conservés ou abattus. « On peut en sauver, mais seulement quelques-uns, analyse Jean Lamontagne. S'il y a trop d'insectes, il faut couper l'arbre, il n'y a rien à faire. »

L'agrile du frêne qui pond entre 30 et 75 oeufs se propage à une vitesse exponentielle. C'est la senteur du frêne qui attire l'insecte et il ne s'intéresse qu'à cet arbre.

L'agrile a été décelé à Québec grâce au programme de détection précoce mis en place par la Ville et qui comprend l'installation de pièges dans les arbres. Jean Lamontagne croit néanmoins qu'à la lumière des dommages observés dans le frêne infesté, la présence de l'insecte ne date pas d'hier.

« L'insecte pique d'abord dans le haut de l'arbre et il descend lentement. Et des trous ont été détectés dans le bas de l'arbre. Ça veut dire que ça fait au moins deux ans que l'agrile est là », affirme le spécialiste.

D'autres cas à prévoir

Jean Lamontagne soutient qu'il serait fort surprenant que la présence de l'agrile du frêne se limite au quartier Montcalm.

L'arboriculteur conseille de ne pas hésiter à contacter la Ville de Québec si on a des raisons de croire qu'un frêne est infesté par l'agrile du frêne.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine