Retour

Agrile du frêne : plus de 150 arbres abattus en six mois

D'ici la fin du mois de mars, plus de 150 frênes auront été abattus sur le territoire de la ville de Québec pour tenter de ralentir la progression de l'agrile; un insecte venu d'Asie qui s'attaque aux arbres et les tue en quelques années.

Un texte de Jonathan Lavoie

Cet automne, des dizaines de frênes du parc Notre-Dame-de-la-Garde, en bordure du boulevard Champlain, ont disparu. Seulement trois sont encore debout.

« Ces frênes-là vont être traités la saison prochaine parce qu'ils avaient toutes les caractéristiques pour qu'on puisse les conserver, sinon les autres ont été abattus », explique Mireille Plamondon, conseillère en communications à la Ville de Québec.

D’ici la fin du mois, plus de 80 autres frênes seront coupés, principalement dans la zone d’infestation qui s’étend sur une bonne partie de la Haute-Ville de Québec.

« Avec la nouvelle réglementation, on peut abattre seulement entre le 1er octobre et le 31 mars, résume Mme Plamondon. En dehors de cette période-là, on ne peut pas abattre de frêne, alors on en profite. »

L’abattage se fait à l’automne et l’hiver pendant que l’agrile est à l’état de larve et ne peut pas se déplacer pour contaminer les arbres voisins au moment de la coupe.

L'avenue du Parc dans le quartier Montcalm, où le premier cas d’agrile du frêne a été détecté à l’été 2017, est particulièrement touchée. Certains arbres ont été coupés, plusieurs autres seront toutefois traités avec un biopesticide.

Limoilou à risque

Les efforts sont concentrés dans la zone d’infestation, mais la Ville procède également à des coupes préventives dans Limoilou où il y a une forte concentration de frênes au nord du quartier.

« C'est une zone où il y a eu beaucoup de frênes municipaux plantés à une certaine époque, explique Mireille Plamondon. C'est sûr qu’on vise à les remplacer graduellement pour éviter que la canopée disparaisse toute en même temps en raison de l'agrile. »

Une trentaine de frênes seront remplacés par des arbres d’une autre essence. La Ville de Québec s’engage d’ailleurs à planter deux nouveaux arbres pour chaque frêne abattu.

Frênes privés

La Ville travaille à l’élaboration d’un plan de soutien financier pour les particuliers qui possèdent un ou plusieurs frênes sur leur terrain.

Pour l’instant, ces propriétaires sont assujettis au règlement adopté en février selon lequel il est interdit de planter un nouveau frêne. Il est également interdit d’abattre un frêne ou d’en faire l’élagage entre le 1er avril et le 30 septembre.

Comme pour tout abattage, la coupe d’un frêne nécessite un permis des autorités municipales. Il est également obligatoire de neutraliser les résidus de l’arbre coupé pour éviter la propagation de l’infestation.

Les contrevenants s’exposent à une amende maximale de 1000 $.

Plus d'articles

Vidéo du jour


10 choses à savoir sur le « Cyber Monday »