Retour

Aide médicale à mourir : 31 demandes à Québec depuis juin

Un total de 31 patients en fin de vie ont demandé de se prévaloir de l'aide médicale à mourir dans les hôpitaux du CHU de Québec depuis le mois de juin. L'organisation qui regroupe cinq établissements a dévoilé ce bilan lors de la séance du conseil d'administration, lundi soir.

De ce nombre, 25 demandes ont été réalisées et 6 cas ont été non administrés ou refusés. Dans ces derniers cas, les personnes ne correspondaient pas aux critères ou sont décédées naturellement.

En moyenne, 2700 personnes décèdent chaque année au CHU de Québec. « On va avoir entre 2 et 3 % de tous ces malades-là, qui demanderont l'aide médicale à mourir et qui l'obtiendront pour leur fin de vie, ça demeure une mesure exceptionnelle », explique le Dr Alain Naud, médecin en soins palliatifs.

Depuis l'entrée en vigueur de la loi concernant les soins de fin de vie en décembre dernier, 51 demandes d'aide médicale à mourir ont été administrées au CHU de Québec. Le Dr Alain Naud estime que le CHU de Québec répond bien aux critères d'admissibilité.

« Un malade qui formule une demande d'aide médicale à mourir, pour la grande majorité d'entre eux, ils sont évalués la journée même ou le lendemain. C'est important, car ces malades sont souffrants. C'est le moteur de la demande de tous ces malades-là, on ne peut pas les laisser attendre des journées et des semaines de temps » , affirme-t-il.

Questionnement du corps médical

Le Dr Naud affirme qu'il ne rencontre pas d'opposition de la part des autres médecins. Malgré cette ouverture, il estime qu'il y a encore un travail d'apprentissage à faire.

« Il y a encore beaucoup d'informations à donner et c'est le type d'approche que j'ai des médecins. Comprendre comment ça fonctionne. Quoi répondre à son malade qui lui adresse une demande, comment l'accompagner », dit-il.

Bien que cette mesure soit relativement nouvelle, il croit que tous les médecins qui traitent des patients adultes seront susceptibles de faire face à telle demande un jour ou l'autre. « Ça explique pourquoi beaucoup de médecins sont à la recherche d'informations à ce sujet-là », conclut-il.

En vertu de la loi, tous les établissements hospitaliers du Québec devront fournir un rapport indiquant le nombre de demandes d'aide médicale à mourir qui ont été formulées et administrées d'ici le mois de décembre.

Plus d'articles

Vidéo du jour


Qu'est-ce qui se passe quand tu fais une détox de cellulaire?