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Alcool au volant : André Boisclair arrêté à Québec

L'ancien chef du Parti québécois André Boisclair a été arrêté pour conduite avec les facultés affaiblies la nuit dernière à Québec.

L’ex-politicien aurait percuté un lampadaire avec sa voiture peu après minuit et demi. L’accident s’est produit rue Saint-Joseph, dans le quartier Saint-Roch, au centre-ville de Québec.

André Boisclair a été amené à la centrale de police du parc Victoria, où il aurait refusé de se soumettre à un test d’alcoolémie.

« Il a également fait de l’intimidation envers les policiers lors de l’intervention », souligne Étienne Doyon, porte-parole du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).

L’homme de 51 ans a été libéré sous promesse de comparaître. Son dossier reviendra devant le tribunal le 15 février.

Selon le SPVQ, l’ancien élu pourrait faire face à des accusations de conduite d’un véhicule moteur avec les capacités affaiblies, de refus de fournir un échantillon d’haleine, d'intimidation d’une personne associée au système judiciaire et d'entrave à la justice.

André Boisclair a dirigé le Parti québécois de 2005 à 2007. Il est actuellement président-directeur général de l'Institut de développement urbain du Québec.

Mea culpa de Boisclair

En fin de journée, André Boisclair a reconnu ses torts sur les réseaux sociaux.

Il estime avoir commis une erreur et souhaite que son histoire serve à dissuader d'autres automobilistes qui seraient tentés de conduire leur véhicule après avoir consommé de l'alcool.

« Manque de jugement »

L’arrestation d’André Boisclair a fait réagir à l’Assemblée nationale. Des députés rencontrés jeudi matin ont affirmé que les gestes reprochés à l’ex-politicien étaient inexcusables.

Le député solidaire Amir Khadir a abondé dans le même sens. « C’est grave pour tout le monde et c’est sûr qu’on s’attendrait à mieux de la part de quelqu’un qui est passé par l’Assemblée nationale », a réagi l’élu de Mercier.

Le député péquiste Maka Kotto a pour sa part insisté sur l’aspect humain derrière l’arrestation d’André Boisclair, qui traverse selon lui « des moments difficiles ».

« Je suis déçu de ce qui lui arrive parce que c’est un être agréable de commerce. Je ne le lis pas comme un ex-politicien ou un ex-chef du Parti québécois. Je le lis comme un être humain. C’est un malheur qui s’abat sur quelqu’un et ça peut arriver à n’importe qui. »

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