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Alerte à la bombe : menace non fondée au Cégep de Lévis-Lauzon

Les activités ont repris en soirée mardi au Cégep de Lévis-Lauzon, l'un des établissements visés par la vague de courriels menaçants envoyés à plus de 70 écoles et cégeps la nuit précédente. L'ordre d'évacuation annoncé vers midi a été levé en milieu d'après-midi. 

Les policiers ont mené une fouille approfondie des locaux du Cégep, qui n'a permis de trouver aucun engin explosif.

Des dizaines d'écoles primaires, secondaires et des cégeps du Québec et de l'Ontario ont fait l'objet de vérifications ou d'évacuations après avoir reçu le même message d'alerte à la bombe.

Au Cégep de Lévis-Lauzon, le courriel a été envoyé à la directrice, qui a avisé la police de Lévis après en avoir pris connaissance. Des vérifications ont été entreprises dans l'établissement, mais il n'a pas été jugé nécessaire dans un premier temps d'évacuer les étudiants et le personnel. Les cours se sont donc tenus normalement en matinée.

« Les policiers se sont déplacés pour vérifier la source du message et faire des vérifications. À ce moment-là, il n'était pas question d'évacuation parce que le risque n'était pas imminent », a expliqué la directrice des communications, Adèle Charron.

La SQ, qui est responsable de l'enquête, a par la suite demandé une fouille exhaustive de l'ensemble des établissements visés par les menaces.

L'évacuation s'est déroulée dans le calme. Les cours ont été suspendus pour l'après-midi. Les activités prévues en soirée ont repris pour se dérouler comme prévu.

Une vingtaine des 48 cégeps du Québec ont reçu un courriel de menaces. Dans la région de Québec, le Cégep de Lévis-Lauzon est le seul établissement scolaire qui a été visé.

Enquête en cours

La SQ a mis sur pied un poste de commandement multidisciplinaire - unités tactiques et direction des enquêtes criminelles - pour diriger les opérations dans le cadre de cette menace contre des écoles.

L'auteur du courriel se revendique comme membre d'un collectif « qui agirait en représailles aux actions des enseignants », a indiqué le ministre de la Sécurité publique par intérim, Pierre Moreau.

Précisant que les menaces étaient prises au sérieux, le ministre Moreau a confié qu'il n'avait aucune information permettant de conclure à une menace concrète. « Je n'ai pas d'information sur le matériel détenu [par la police] sauf le contenu du courriel en question qui a été envoyé dans les écoles », a ajouté M. Moreau.

Une situation exceptionnelle

Le policier à la retraite Alain Gelly ne se souvient pas d'avoir connu une situation similaire dans sa carrière. Il ne s'étonne pas que certains établissements d'enseignement aient choisi de maintenir les cours, alors que d'autres ont procédé à des évacuations.

Selon lui, chaque établissement est en mesure d'évaluer la menace. « Le personnel connaît son école beaucoup mieux que nous les policiers, qui arrivons sur les lieux », a-t-il conclu.

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