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Allégations d'agressions : davantage d'appels d'aide chez Viol-Secours

L'organisme Viol-Secours, à Québec, dit recevoir davantage de demandes d'aide à la suite de la diffusion d'allégations d'agressions sexuelles survenues dans les derniers jours.

Les dénonciations publiques d'agressions ont un effet d'entraînement, dit Julie Tremblay, directrice de l'organisme.

« Chaque fois que des événements comme ça sont rendus publics, publicisés, ça a un impact direct dans la demande d'aide à nos services. Le nombre d'appels augmente, le nombre de demandes de trousses médico-légales, de rencontre avec les intervenantes. Il y a un lien direct », dit-elle.

L'organisme offre des services d'accompagnement aux victimes, de l'aide médicale et médico-légale et du soutien psychosocial.

Les dénonciations publiques incitent d'autres personnes à se manifester parce qu'elles se sentent moins seules, souligne Julie Tremblay.

Selon elle, il n'est pas rare que les victimes aient auparavant hésité à le faire en raison de réactions de proches, comme l'a soulevé Alice Paquet, qui soutient avoir été agressée sexuellement par le député libéral Gerry Sklavounos. 

« Les proches ont souvent une réaction facile de juger, de douter, de banaliser, de mettre en doute que c'est arrivé ou non, de culpabiliser la victime au lieu de la déculpabiliser, donc vraiment les attitudes des proches sont vraiment importantes pour les victimes », explique Mme Tremblay.

La notion de consentement est soulevée par Alice Paquet qui a expliqué dans son témoignage qu'elle était consentante, jusqu'à un certain moment. Le consentement doit être fait de façon libre et éclairé, souligne Mme Tremblay.

« Le consentement sexuel, c'est l'accord volontaire qu'une personne donne à son ou sa partenaire au moment de participer à une activité sexuelle. Il doit être libre et éclairé, ça veut dire accepter sans force ni contrainte à participer à l'activité sexuelle. »

Mme Tremblay souligne qu'une personne peut à tout moment retirer son consentement.

Le consentement est aussi jugé non valide lorsque la personne est sous influence d'alcool, de drogues, inconsciente, en état de sommeil et lorsqu'il y a un abus de confiance et d'autorité, précise Mme Tremblay.

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