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Allégations d'inconduite sexuelle contre un procureur de la Couronne

Un procureur bien en vue du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) devra faire face à la justice à la suite d'une plainte pour agression sexuelle.

Un texte de Yannick Bergeron

Maxime Chevalier doit comparaître le 22 mars au palais de justice de Québec concernant un événement qui serait survenu à Québec entre le 17 et le 18 juillet 2016. Il fera face à un chef d'accusation d'agression sexuelle pour lequel il encourt une peine maximale de 18 mois.

L'avocat occupe un poste de procureur-chef adjoint au Bureau de la grande criminalité et des affaires spéciales. Il est en arrêt de travail depuis le 25 juillet dernier.

Le DPCP n'a pas voulu dévoiler la raison de son absence, mais confirme son arrestation.

« Par souci de transparence, c'est une procureure du Nouveau-Brunswick qui gère le dossier », a tenu à préciser Me René Verret, porte-parole du DPCP.

Le dossier de la cour indique en effet que c'est Me Karen Lee qui représente la poursuite.

Procureur bien en vue

Me Maxime Chevalier a occupé le poste de procureur-chef adjoint au Bureau de lutte à la corruption et à la malversation avant que cette équipe spécialisée soit dissoute lors d'une réorganisation.

À ce titre, l'avocat de 38 ans a piloté des dossiers d'importance. Il a notamment représenté la poursuite dans les dossiers d'anciens hauts gradés de la Sûreté du Québec accusés de fraude.

C'est aussi lui qui a agi comme procureur contre Benoît Roberge, un policier corrompu qui a vendu des renseignements aux Hells Angels.

Me Chevalier a été arrêté par la police de Québec en janvier dernier avant d'être remis en liberté en attendant sa comparution.

Il s'est engagé à ne pas communiquer avec trois personnes, soit la plaignante et deux témoins. L'un de ces témoins est une avocate du DPCP.

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