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Allergie à l'herbe à poux : une préoccupation pour la santé publique

La période de floraison de l'herbe à poux est commencée. Au Québec, une personne sur dix souffre d'une allergie au pollen de cette plante. Ce taux est en constante augmentation depuis 40 ans en raison du prolongement de la saison de croissance de l'herbe à poux.

Cette situation préoccupe l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) qui estime que la plante est responsable de 75 % de toutes les allergies saisonnières.

« Depuis les 30 40 dernières années, les changements climatiques et la pollution de l'air, dans une certaine mesure, ont fait en sorte qu'il y a plus de pollens dans l'air », explique Isabelle Demers, qui est conseillère scientifique pour l'INSPQ.

Les yeux qui piquent ou larmoient, des éternuements à répétition, les symptômes d'allergies peuvent causer d'importants désagréments. Cette problématique de santé a aussi un coût pour le Régime d'assurance maladie du Québec (RAMQ).

Des conséquences coûteuses

Selon une étude réalisée en 2006, les allergies à l'herbe à poux, à elles seules, peuvent représenter un fardeau de 156 millions à 240 millions annuellement pour le réseau de la santé au Québec.

C'est pourquoi plusieurs villes ont adopté un programme d'arrachage de l'herbe à poux qui représente le moyen le plus efficace pour diminuer la dispersion du pollen dans l'environnement. Idéalement, il faut arracher l'herbe à poux entre la mi-juillet et la fin du mois, au moment où la plante est en pleine croissance.

« C'est une problématique de santé publique, mais à laquelle on peut s'attaquer sans demander trop d'énergie si chaque personne fait son effort d'arracher l'herbe à poux sur son terrain », mentionne Isabelle Demers.

Depuis trois ans, l'Institut national de santé publique du Québec participe à l'effort en organisant une corvée d'arrachage d'herbe à poux sur ses propres terrains. L'an dernier, une vingtaine de bénévoles ont détruit 5700 plants d'herbe à poux à proximité de l'INSPQ.

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