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Allocation pour enfants handicapés : la CAQ dénonce des critères « trop stricts »

En chambre, le porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de santé, François Paradis, s’est dit « bouleversé » par l’histoire de Gisèle Perron, cette mère à qui l'on a refusé une aide financière additionnelle pour l'aider à s'occuper de sa fille de dix ans atteinte de paralysie cérébrale.

« J’ai longuement discuté avec Gisèle et je peux vous dire que ça m'a bouleversé. C'est un cri du coeur, M. le Président. Le programme d'aide ne répond pas aux attentes des parents d'enfants lourdement handicapés. Les critères sont trop stricts, l'interprétation des documents par les fonctionnaires est trop sévère et subjective », a dénoncé le député de Lévis.

« Une aide exceptionnelle »

Le ministre de la Famille, Sébastien Proulx, a répondu que son gouvernement avait « une immense sensibilité » à l’égard des parents d’enfants lourdement handicapés. Il a toutefois prévenu qu’il n’y aurait pas d’argent « pour tout le monde ».

« Les critères n'ont pas été établis par les politiciens [ni] par les fonctionnaires, qui ne font qu'administrer le programme, ils ont été établis par des médecins, par des spécialistes, tant chez Retraite Québec qu'au ministère de la Santé et des Services sociaux, a insisté le ministre. Alors, ça demeurera une aide exceptionnelle pour des situations très exceptionnelles. »

Allocation supplémentaire

Le gouvernement Couillard a annoncé le printemps dernier la création du supplément pour enfant handicapé.

Cette nouvelle allocation vise à réduire l'écart entre le montant versé « en services et en argent » aux familles naturelles dont l'enfant a des incapacités très importantes, et celui qui est versé aux familles d'accueil pour le même niveau de soin requis. Cet écart est de l'ordre d'un peu plus de 12 000 $.

Selon des données obtenues par Radio-Canada, seulement 10 % des demandes traitées jusqu’ici ont reçu une réponse.

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