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Anacolor: le regroupement des citoyens poursuit sa bataille

Le regroupement des citoyens sur la qualité de l'air de Cap-Rouge poursuit sa bataille contre l'usine de fabrication de peinture industrielle Anacolor. En plus d'une pétition de 1300 signatures qui sera déposée à la Ville de Québec, une mise en demeure a aussi été acheminée à la commission scolaire des Découvreurs.

Quelque 80 citoyens préoccupés par les fortes odeurs qui se dégagent de l'usine se sont réunis, hier soir, au centre communautaire de Cap-Rouge pour discuter des nouvelles actions à prendre. Les citoyens qui étudient le dépôt d'un recours collectif interpellent le maire de Québec. Une pétition sera déposée lundi prochain.

« Hier, nous avons pu confirmer la vigueur du regroupement, nous sommes sortis de la rencontre très motivés. C'était encourageant de voir les citoyens de tous les groupes réunis », mentionne Zeina Constantin, citoyenne de Cap-Rouge et membre du Regroupement pour la qualité de l'air.

Des résidents, des représentants du milieu scolaire, des parents et des citoyens qui n'habitent même pas le secteur Cap-Rouge ont assisté à la séance d'information d'hier. Une rencontre qui aura permis de prendre le pouls de la situation. Une experte en toxicologie a notamment expliqué aux citoyens les risques associés à la fabrication de peinture industrielle.

« Anacolor n'a toujours pas sa certification d'autorisation valide et il n'est toujours pas conforme aux normes », ajoute Zeina Constantin.

L'usine devait se conformer aux exigences du ministère de l'Environnement d'ici le 1er février. Le regroupement a bien l'intention de continuer à dénoncer « ce mauvais citoyen corporatif ». « Anacolor s'achète le droit de polluer à tout prix », dénonce la citoyenne.

Mises en demeure à la commission scolaire des Découvreurs

Parallèlement, une mise en demeure a aussi été envoyée vendredi dernier à la commission scolaire des Découvreurs. Les parents dont les enfants fréquentent l'école Marguerite D'Youville demandent de mettre en pratique plus rigoureusement les recommandations de la direction de la santé publique ( DSP ).

Dans un avis publié en décembre dernier, la DSP recommande aux enfants exposés aux odeurs de réintégrer des locaux où les fenêtres sont fermées lorsque des odeurs sont persistantes.

« Des parents se sentent interpellés et se rendent compte que les enfants sont souvent dehors lorsqu'il y a des mauvaises odeurs », ajoute Zeina Constantin.

La commission scolaire continue de se faire rassurante. « On comprend l'inquiétude des parents, nous on est en contact régulier avec la santé publique et on applique les recommandations », affirme le porte-parole Alain Vézina.

Il ajoute que les parents ne s'attaquent pas à la bonne institution. « C'est le ministère de l'Environnement qui doit être visé, c'est eux qui doivent intervenir auprès d'Anacolor. Nous, on n'a pas le pouvoir de le faire » ajoute-t-il.

Le sujet sera abordé à la prochaine rencontre des commissaires le 28 février prochain.

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