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Ancien professeur de chimie, trafiquant de drogue... ou de parfum?

Accusés d'avoir fabriqué de la drogue de synthèse, un ancien professeur de chimie de l'Université Laval et ses deux fils espèrent échapper à leur procès en invoquant des délais déraisonnables.

Un texte de Yannick Bergeron

Incarcérés depuis leur arrestation il y a deux ans, Daniel Cozak, 68 ans, et ses fils Samuel et Charles, 26 et 28 ans, évoquent l'arrêt Jordan pour demander leur libération.

Leurs avocats soutiennent que la cause est simple et qu'elle aurait dû être jugée dans un délai de 18 mois.

La juge devra donc trancher cette requête et une dizaine d'autres présentées par la défense en prévision d'un procès, qui s'il a lieu, portera sur les substances saisies.

Drogue ou parfum ?

Selon la poursuite, la famille Cozak exploitait le plus important laboratoire de drogue de synthèse en Amérique du Nord.

Au cours de l'opération, deux laboratoires sophistiqués ont été démantelés, l'un à Lac-Baker au Nouveau-Brunswick et l'autre à Saint-Camille, dans Les Etchemins.

Dans les maritimes, les policiers ont saisi 17 kilos d'un produit dont la nature est au coeur du litige.

Selon la poursuite, il s'agit de MDMA, une drogue s'apparentant à l'ecstasy. La défense prétend toutefois qu'il pourrait s'agir d'un produit entrant dans la fabrication de parfums.

Me Jean-Roch Parent qui défend Charles Cozak a indiqué à la juge que le père de son client détient de nombreux brevets.

« Il a toutes les raisons du monde pour que personne ne viennent mettre le nez dans ses affaires », a fait valoir Me Parent au sujet des laboratoires installés dans des zones isolées.

Il estime que la police s'est trompée depuis le début en démantelant des installations tout à fait légitimes.

Les procédures judiciaires pourraient s'étirer sur plusieurs semaines.

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