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Anne Guérette appuie le projet de tramway de Labeaume

Après avoir proposé un projet de tramway durant la dernière campagne électorale, l'ex-candidate à la mairie de Québec, Anne Guérette, salue le projet de transport structurant de Régis Labeaume. Elle accuse toutefois le maire d'avoir manqué de transparence.

« Je pense qu’on était rendu là à Québec. C’était le temps de s’engager dans la réalisation d’un projet de transport collectif majeur », dit-elle, au lendemain du dévoilement du projet.

L’ancienne chef de Démocratie Québec croit que le maire, qui est resté muet sur ce projet en novembre, avait déjà son idée en tête.

« J’ai l’impression que le maire savait déjà pas mal clairement ce qu’il avait l’intention de mettre de l’avant, et c’est sûr que c’est malheureux qu’il ne l’aille pas mis sur la table durant la campagne électorale », déplore-t-elle.

À savoir si un référendum est nécessaire, comme le veut le chef de l’opposition, Jean-François Gosselin, elle ne le croit pas.

« À cette étape-ci, je pense que la première étape, c’est vraiment pour le maire de bien expliquer son projet », ajoute-t-elle.

Elle croit que l’interconnexion avec la ville de Lévis doit être priorisée.

« Je pense qu’on ne pourra pas laisser de côté la ville de Lévis. Il y a beaucoup de transport entre les deux villes, et c’est important dans la vision globale de les intégrer », souligne-t-elle.

Un métro?

Un ingénieur de la firme Arkobold, qui avait proposé son aide à la municipalité pour la conception d'un métro souterrain, estime que le réseau de tramway n'est pas la solution.

Selon Robert Vandewinkel, le tramway aurait été une bonne option dans les années 80.

« Si on se projette dans l’avenir, je pense qu’une technique comme le métro souterrain, c’est quelque chose de plus porteur », dit-il.

Même si le réseau comporte plusieurs bons points, selon l’expert, il souligne plusieurs lacunes, notamment le fait que le tramway ne s’arrête pas au Centre Vidéotron.

Il affirme également que la durée de vie d’une infrastructure comme un métro aurait duré 150 ans, plutôt qu'une trentaine d'années, comme c’est le cas pour le tramway.

« Surtout dans des conditions comme ici au Québec, avec les changements climatiques, qui sont en train de se passer, qui vont apporter des variations de température importantes. »

Contrairement au tramway, la circulation n’aurait pas été touchée avec un métro, ajoute-t-il.

« Le tramway et le trambus vont continuer à empiéter sur les voies urbaines. Donc on va couper la circulation, couper des voies d’accès à la ville », indique-t-il.

Il ajoute que sa vitesse ne dépassera pas 20 km/h, alors qu’il estime la vitesse d’un métro entre 35 et 40 km/h.

« Il n’y aura pas de gain de temps pour les usagers », déplore-t-il, ajoutant que les statistiques démontrent que peu d’automobilistes vont délaisser leur voiture pour le transport en commun avec un tramway.

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