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Antony Auclair s'approche d'un autre objectif chez les Buccaneers

L'ancien du Rouge et Or de l'Université Laval Antony Auclair vit une transition que peu de footballeurs ont connue avant lui en passant du football universitaire canadien à la NFL.

Un texte de Jean St-Onge

Après avoir été retenu par les Buccaneers de Tampa Bay et avoir disputé un premier match contre les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, Auclair a hâte de passer à la prochaine étape où il revêtira l'uniforme chaque semaine.

« Faire l’équipe, c’était un objectif. Jouer un match, c’était un objectif. Maintenant, ce serait de jouer plus souvent. »

Antony Auclair en a surpris plusieurs depuis la conquête de la Coupe Vanier l’an dernier.

Après avoir réussi à faire déplacer une quinzaine de dépisteurs de la NFL jusqu’à Québec pour l’évaluer, il a signé un contrat immédiatement après le repêchage, avant de se faire une place sur la formation de 53 joueurs des Buccaneers.

Quand Tampa Bay a dû libérer un joueur pour faire de la place à un porteur de ballon, c’est un autre ailier rapproché qui a écopé et Auclair est resté au sein de la formation.

Mine de rien, cette marque de confiance de l’équipe à l’endroit d’Auclair pourrait lui valoir plus de 300 000 dollars américains, soit la différence entre le salaire minimum de la NFL (465 000 dollars américains par année) et celui d’un joueur sur l’équipe d’entraînement (7200 dollars américains par semaine).

Maintenant, Auclair essaie de percer le groupe de 46 joueurs qui est en uniforme. Même s’il n’a joué qu’un match jusqu’à présent, l’athlète de Notre-Dame-Des-Pins estime progresser chaque semaine.

« Je pratique tout le temps contre notre formation défensive partante, je pratique donc contre nos meilleurs joueurs en défensive. C’est vraiment là que je m’améliore. Comme j’obtiens beaucoup de répétitions, c’est la meilleur façon de m’améliorer. »

Antony Auclair n’a pas choisi l’équipe la plus facile pour faire sa place.

Les Buccaneers ne représentent pas une puissance de la NFL, mais sont très bien nantis au poste d’ailier rapproché.

Cameron Brate a fini au 1er rang de NFL à sa position l’an dernier avec huit touchés. Ça n’a pas empêché les Buccaneers de réclamer un autre ailier rapproché, O.J. Howard, dès le premier tour du repêchage.

Ajoutez le vétéran Luke Stocker qui, à 29 ans seulement, est l’aîné du groupe.

« Tout le monde a un rôle différent. Je suis plus comme Luke Stocker, qui est surtout un bloqueur. Je peux courir des tracés quand même et attraper des ballons. »

« Je pense que mon temps va venir et quand mon temps va venir, il va falloir que je saisisse l’opportunité. »

Et l'occasion pourrait se présenter très bientôt. Chaque semaine, les entraîneurs débattent entre eux de qui sera utilisé sur les unités spéciales. Son nom est mentionné de plus en plus souvent et comme l'équipe traverse une période difficile, il ne faudrait pas être surpris de voir des changements apportés à la formation.

Lors de son seul match jusqu'à présent, Auclair a été utilisé sur quatre des six unités spéciales. Il n'a été employé qu'une fois en attaque et les Buccaneers ont marqué un touché au sol lors de cette unique présence. Bref, en attendant de sauter sur le terrain à nouveau, sa fiche est parfaite en attaque...

Entre-temps, Antony Auclair s’acclimate à la vie de footballeur professionnel.

« Tampa, c’est super cool, même si c’est vraiment chaud… C’est peut-être le seul gros défaut de Tampa. »

Lors de notre passage à Tampa, le mercure dépassait les 30 degrés Celsius, température plus élevée qu’à l’habitude à cette période de l’année.

Un œil sur la Coupe Dunsmore

Même s’il est rendu à un autre niveau, Antony Auclair garde un œil sur le football québécois et il était naturellement au courant que ses anciens coéquipiers du Rouge et Or se retrouvent à nouveau en finale contre leurs ennemis jurés des Carabins de l’Université de Montréal.

« Je m’attends à un bon match comme à chaque année, car selon moi, ce sont les deux meilleures formations au Canada. »

« C’est sûr que que j’y vais avec Laval. »

En raison de l’attaque, de la défense ou des unités spéciales ?

« À l’Université Laval, les trois facettes du jeu sont toujours dominantes. Ils font tout très bien. Mais, Montréal aussi. Ça va être un bon match! »

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