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Appel à la bombe au Complexe G: l'accusé libéré

Le jeune homme de 18 ans accusé d'être à l'origine de l'appel à la bombe qui a forcé l'évacuation du Complexe G lundi peut recouvrer sa liberté. Jonathan Cauchon devra demeurer chez l'un ou l'autre de ses parents et respecter un couvre-feu.

Un texte de Yannick Bergeron

Lundi, peu avant 15 h, il aurait effectué des appels au 911 avec un téléphone cellulaire désactivé. Lors du premier appel, il aurait affirmé que le Complexe G allait exploser dans 30 minutes.

À l'aide de la géolocalisation, des policiers sont rapidement arrivés sur les lieux de la provenance de l'appel. Cauchon aurait laissé tomber le téléphone au sol. Le jeune homme se trouvait alors avec deux amis qui ont confirmé que c'est lui qui avait fait les appels.

L'accusé qui ne travaille pas devra profiter de sa remise en liberté pour faire des démarches pour retourner à l'école. Il s'agit d'une des conditions imposées par la juge Chantale Pelletier au jeune homme qui a terminé sa scolarité en sixième année.

Infractions graves

La poursuite demandait que Cauchon reste en prison en raison de la gravité des accusations. « Il y a le contexte de la situation internationale qui est sérieux », a plaidé la procureure de la poursuite Me Annie Trudel. L'avocate a fait valoir que parmi les 3500 personnes évacuées, certaines ont pu avoir peur.

Mais la juge Pelletier s'est rendue aux arguments de l'avocat de la défense, Me Didier Samson, qui a soulevé le contexte de vie particulier de son client qui souffre de problèmes de santé mentale.

Jonathan Cauchon doit revenir devant le tribunal le 6 novembre pour la suite des procédures.

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