Un jeune homme de 18 ans a comparu mardi après-midi au palais de justice de Québec en lien avec l'appel à la bombe qui a forcé l'évacuation de l'édifice Marie-Guyart, lundi, à Québec.

Jonathan Cauchon fait face à cinq chefs d'accusations dont méfait public pour avoir déclenché une enquête policière et de transmission de faux renseignements.

Il a comparu sans montrer la moindre émotion. L'accusation la plus grave déposée contre lui est celle d'avoir empêché l'utilisation de l'édifice gouvernemental. Cette accusation de méfait peut entraîner jusqu'à 10 ans de prison.

Le jeune homme qui a fêté ses 18 ans à la fin juin fait également fat à une accusation de menaces de mort ou de lésions corporelles transmises par le biais du 911 à l'endroit « des personnes se trouvant à l'intérieur de l'Édifice Marie-Guyart », peut-on lire dans les documents de la cour.

La poursuite s'est opposée à la remise en liberté du garçon qui n'a pas d'antécédent judiciaire. Il doit revenir devant le tribunal mercredi pour son enquête sur remise en liberté.

Rien à voir avec les manifestations

On ne sait pas ce qui aurait poussé le jeune homme à agir de la sorte. Par contre, son avocat Me Didier Samson a tenu à préciser que le dossier n'avait rien à voir avec les manifestations qui ont eu lieu dans la Ville de Québec, dimanche.

Selon lui, son client n'a rien à voir avec des groupes d'extrême gauche ou de droite.

Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) précise que les deux autres personnes interpellées lundi ont été relâchées et sont maintenant considérées comme des témoins. Aucune accusation ne sera déposée contre elles.

Vers 14 h 50, lundi, la police a reçu un appel au 911 mentionnant qu'une bombe allait exploser au complexe G. Les patrouilleurs ont procédé à l'évacuation de l'édifice.

Aucun engin explosif n'a été retrouvé sur les lieux et les employés ont pu réintégrer leurs locaux après avoir été évacués pendant près d'une heure.

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