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Arrêt Jordan : un présumé agresseur sexuel échoue à faire annuler son procès

Le procès pour agression sexuelle de l'infirmier Mohamed Doudou Traoré a débuté lundi au palais de justice de Québec. Le juge a rejeté la requête en arrêt des procédures de l'accusé.

Un texte de Yannick Bergeron

L'employé de l'Hôpital de l'Enfant-Jésus tentait de se soustraire à son procès en évoquant l'arrêt Jordan de la Cour suprême du Canada sur les délais déraisonnables.

Mohamed Doudou Traoré a été accusé il y a 53 mois, loin du délai de 30 mois statué par le plus haut tribunal au pays, a plaidé son avocate. Par contre, la défense soutient n’être responsable que pour quatre mois de retard dans les procédures.

Dans sa décision, le juge René de la Sablonnière a ajouté 4 mois supplémentaires attribuables à la défense et 12 en raison de la complexité du dossier et « de circonstances exceptionnelles ».

Nouvelles plaintes

C'est qu'à la suite de la comparution de l'infirmier, les policiers ont dû poursuivre leur travail après avoir reçu d'autres plaintes à son endroit.

Il arrive donc à un délai de 33 mois, « un délai justifié eu égard à l'ancien cadre juridique », estime le juge de La Sablonnière.

Il applique donc la mesure transitoire exceptionnelle prévue à l'arrêt Jordan.

Droguée à son insu?

Une première plaignante a commencé son témoignage. Elle a soutenu s’être sentie « engourdie » après une sortie dans un bar avec l'accusé, en mars 2011. Mohamed Doudou Traoré qui lui aurait servi des verres tout au long de la soirée.

Elle affirme avoir pris moins de quatre consommations avant de se retrouver chez elle, en compagnie de l'accusé, avec qui elle aurait eu des relations sexuelles non consensuelles.

Mohamed Doudou Traoré est toujours à l’emploi de l’Hôpital de l’Enfant-Jésus. Il est inscrit au tableau de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec jusqu'au 31 mars 2018.

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