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Arts martiaux mixtes : un flou juridique dérange les amateurs

Pendant plusieurs années, les compétitions de combats amateurs ont été interdites au Québec. Aujourd'hui, ce type de combat est toléré, et sa popularité est grandissante.

Comme le milieu amateur des combats d’AMM n’est pas structuré, les athlètes s’entraînent sans aucune balise.

Ancien athlète d’AMM, le propriétaire du Nova Gym de Québec Dany Laflamme presse le gouvernement d’instaurer un cadre clair avec des règles pour protéger les athlètes et l'avenir du sport. « Il faut clarifier le nombre de combats nécessaires pour passer au professionnel et mettre en place des examens médicaux pour s'assurer que les athlètes peuvent se battre », explique-t-il.

Ça fait longtemps que ça dure. Il y a souvent des changements de gouvernement et il faut toujours qu'on reparte à zéro.

Dany Laflamme, propriétaire du Nova Gym de Québec

Même son de cloche du côté de Marc-André Barriault, un combattant de 26 ans qui vient tout juste de faire son entrée dans le réseau TKO, une ligue de niveau professionnel.

« Mon parcours n'a pas toujours été facile en raison de l'entraînement intensif, mais aussi en raison de la loi. J’ai moi-même dû devancer mon entrée dans le niveau professionnel même si je n’étais pas totalement prêt. Une chance pour moi que ça s’est bien terminé », souligne le cuisinier de formation.

Au Québec, la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) encadre les arts martiaux mixtes professionnels. Aucune fédération ou commission athlétique ne le fait pour les sports de combat amateurs.

Actuellement, seuls les sports de combat reconnus par le Comité international olympique (CIO) sont encadrés pénalement. Les disciplines comme le karaté, le jiu-jitsu et - bien entendu - les AMM n'en font pas partie.

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