Retour

Attentat au Burkina Faso : soutien psychologique à la Commission scolaire de la Capitale

La Commission scolaire de la Capitale déploie une douzaine de psychologues pour son personnel et ses élèves touchés par la mort tragique de quatre membres de leur communauté d'enseignement, dans un attentat vendredi au Burkina Faso. 

Lors d'un point de presse ce matin, Érick Parent, secrétaire général de la Commission scolaire de la Capitale, visiblement ému, a souligné que la mort des enseignants Maude Carrier, Louis Chabot, et des deux retraités Suzanne Bernier et Yves Carrier, était une tragédie sans précédent, dont l'impact est important dans la communauté.

« Ces gens-là côtoient plusieurs milieux dans leur carrière, et évidemment, vont enseigner à des milliers d'élèves », a-t-il soulevé.

Les psychologues seront très présents dans les écoles Cardinal-Roy, Jean-de-Brébeuf de Québec et Boudreau au cours des prochains jours. Du personnel sera aussi sur place le reste de la semaine pour « être attentif aux moments de détresse du personnel ou des élèves ».

Les cours sont suspendus aujourd'hui dans les écoles Cardinal-Roy, Jean-de-Brébeuf, mais les enseignants reçoivent le soutien de psychologues afin de se préparer à reprendre les cours mardi et faire face aux questions de leurs élèves.

« Pour être capables de répondre aux élèves, sinon, de poser les bonnes interventions en terme d'écoute, d'accueil des commentaires, de respecter les silences. C'est toutes ces choses que notre personnel de psychologue va offrir à nos enseignants », précise M. Parent.

Le personnel et les élèves de toutes les écoles de la Commission scolaire de la Capitale tiendront demain matin une minute de silence, avant le début des classes.

Diverses réactions à prévoir

Josée Masson, directrice générale de Deuil jeunesse, souligne que le personnel enseignant est le mieux placé pour parler de ce drame avec les élèves.

Le fait de discuter en groupe permet entre autres de recadrer les informations que les élèves ont pu lire sur les réseaux sociaux au cours des derniers jours.

Le personnel devra néanmoins s'attendre à diverses réactions de la part des élèves adolescents.

« On peut s'attendre dans une école secondaire à ce que ça passe d'un extrême à l'autre et aussi, que ça soit très imprévisible. Ça peut bien aller et à moment donné, parce qu'il y a des jeunes qui en parlent d'une certaine façon, il peut y avoir un élan d'émotion et ça peut être sur plusieurs jours », dit Mme Masson.

Le personnel devra être à l'affût de ces réactions pour déceler les élèves en deuil ou qui ont une certaine fragilité.

Enseignante appréciée

Des élèves se sont rendus à l'école ce matin pour déposer des fleurs en mémoire de leurs enseignants.

Sophie Boivin, élève de Maude Carrier, devait commencer ses classes ce matin avec son enseignante de français qu'elle qualifie de généreuse et enjouée.

« Maude, c'est une prof importante pour moi. Elle était toujours souriante. C'était vraiment une bonne prof », témoigne l'adolescente.

« Ça ne se fait pas. Elle ne méritait vraiment pas », laisse tomber Sophie Boivin en précisant avoir discuté des événements avec ses amis.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine