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Attentats à la mosquée de Québec : nouveaux détails sur les perquisitions

Dans le cadre de son enquête sur la fusillade à la grande mosquée de Québec, les policiers sont retournés à la résidence des parents du suspect plus d'une semaine après les événements.

Un texte de Yannick Bergeron

C'est ce révèlent de nouveaux documents dévoilés par le tribunal aux médias qui ont demandé d'avoir accès aux mandats de perquisition.

Une première perquisition menée au lendemain de la fusillade, le 30 janvier, avait permis de récupérer un ordinateur à la résidence de la rue Tracel, à Cap-Rouge.

Les médias avaient obtenu accès à ce mandat au début du mois de mars. Les nouveaux documents judiciaires rendus publics sont encore une fois largement caviardés.

Impossible de savoir, pour l'instant, ce que la police a pu récupérer au domicile des parents d'Alexandre Bissonnette lors de cette deuxième perquisition, le 7 février.

Les éléments camouflés par les avocats de la poursuite – et approuvés par ceux de la défense – visent à assurer un procès équitable pour l'accusé, à ce stade-ci des procédures.

Les médias ont toutefois demandé d'avoir accès aux documents originaux, pour s'assurer que les éléments masqués répondent aux standards juridiques.

Un débat judiciaire aura lieu à ce sujet à la fin du mois.

Perquisitions multiples

En plus de la résidence parentale, les documents font état de perquisitions à la mosquée, à l'hôpital de L'Enfant-Jésus où les blessés étaient soignés et aux postes de la Sûreté du Québec et de la GRC.

Un mandat peut être demandé, par exemple, afin de fouiller un véhicule ou encore saisir les vêtements d'un suspect qui est en interrogatoire.

Après l'arrestation du suspect, son véhicule a été remorqué au poste de police. C'est ce qui pourrait expliquer les mandats de perquisition obtenus pour les postes de la Sûreté du Québec et de la GRC.

Quant à la perquisition à l'hôpital de l'Enfant-Jésus, elle pourrait avoir été effectuée dans le but de récupérer des balles extraites des victimes, par exemple.

Les éléments recherchés par la police sont masqués dans les mandats, pour le moment.

Alexandre Bissonnette est accusé de six meurtres au premier degré et de cinq tentatives de meurtre.

Son dossier reviendra devant le tribunal le 29 mai pour fixer une nouvelle date. Comme il s'agit d'une simple formalité, l'accusé ne sera pas présent à la cour pour cette audience.

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