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Attentats de Bruxelles : l'Université Laval contacte ses étudiants

Après l'annonce des attentats à Bruxelles, la direction de l'Université Laval est rapidement entrée en contact avec sa quaranntaine d'étudiants actuellement en Belgique pour des études à l'étranger.

Présentement, 40 étudiants de l'Université Laval sont en Belgique, dont 10 à Bruxelles. L'Université leur a fait parvenir un courriel ce matin leur demandant de faire preuve d'une grande prudence, d'éviter les transports en commun ou de se rendre à l'aéroport, de suivre les instructions des autorités locales et de surveiller les médias locaux.

L'Université a aussi fourni aux étudiants tous les numéros officiels à contacter en cas d'urgence.

Plusieurs étudiants, dont les 10 étudiants à Bruxelles, ont répondu au courriel confirmant qu'ils sont en sécurité, affirme l'Université Laval qui souligne que « le Bureau international reste en contact étroit avec ses partenaires et ses étudiants ».

Une vague d'émotions

Étienne Côté-Vaillant, étudiant de deuxième année en sciences politiques à l'Université Laval, termine son semestre d'hiver à l'Université de Bruxelles.

« C'est une grosse journée haute en émotions », dit-il.

Il dit s'être toujours senti en sécurité à Bruxelles jusqu'à présent. Les attentats survenus ce matin provoquent néanmoins beaucoup d'émotion parmi les étudiants étrangers avec lesquels il cohabite dans une maison.

« À la maison, on est restés ensemble, on s'est assis, on a discuté pour essayer de se changer les idées, mais vraiment, on est sous le choc », lance-t-il.

Ras-le-bol

François Fecteau, un ancien étudiant de l'Université Laval, est installé à Bruxelles depuis 2012 pour y poursuivre un doctorat en sociologie à l'Université libre.

Il a appris la nouvelle des attentats dans le tramway, alors qu'il se rendait à l'Université. Les événements soulèvent l'exaspération, dit-il.

« Il y a une écoeurantite aiguë. La vie avait un peu repris son cours à Bruxelles depuis janvier et on voyait que le quotidien était un peu revenu à la normale, et avec ce qui s'est passé ce matin, il y a un ras-le-bol généralisé. »

François Fecteau habite dans la commune bruxelloise  de Molenbeek, dépeinte depuis des mois comme l'épicentre du djihadisme en Belgique. Le quartier n'a pas été visé par les attentats ce matin, mais c'est là que Salah Abdeslam, principal suspect des attentats de Paris, a été arrêté au cours des derniers jours.

L'étudiant en sociologie estime que la population de ce quartier, qui connaît des problèmes de pauvreté et de chômage, est stigmatisée. 

« Comme la population de Molenbeek est stigmatisée dans son ensemble, ça crée une espèce de boucle, de cercle vicieux », mentionne-t-il.

Selon lui, ce phénomène laisse « les jeunes dans une situation très peu porteuse d'espoir », ce qui, « pourrait expliquer en partie le fait que Molenbeek soit un peu un terreau fertile pour l'État islamique et les cellules islamiques ».

Le groupe armé État islamique a revendiqué les attaques survenues ce matin, qui ont fait au moins 34 morts et 202 blessés, selon des sources officielles.

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