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Attentes et objectifs à la hausse pour Antony Auclair

Antony Auclair a récemment entrepris le long processus menant au camp d'entraînement des Buccaneers de Tampa Bay. S'il a évité le minicamp, réservé aux recrues et aux joueurs invités, l'ailier rapproché a cette année l'occasion de participer pleinement aux activités d'équipe organisées (OTAs).

Un texte de Félix St-Aubin

Un claquage d'un muscle ischiojambier de la jambe gauche, la même blessure qui l'avait diminué durant son Pro Day à l'Université Laval, lors de l'ouverture de la première de trois phases des OTAs, l'avait forcé à prendre son mal en patience.

Auclair avait du coup raté la quasi-totalité des exercices précédant le camp d'entraînement. Cette absence n'était pas du tout l'idéal pour une recrue canadienne qui débarque dans la NFL en tant que joueur autonome non repêché.

Tous les entraînements supplémentaires que le Québécois pourra renfermer dans son bagage d'expérience seront accueillis à bras ouverts puisque tout est encore à prouver. Les standards de réussite sont plus élevés maintenant que l'étiquette de recrue ne lui correspond plus.

« On parle souvent de la première année, on se fait donner des chances, a-t-il expliqué. On s'attend de toi, à la deuxième année, que tu performes, que tu connaisses le cahier de jeux, que tu aies pas mal moins d'erreurs mentales. C'est tout ça en même temps qu'il faut amener à un autre niveau. »

« Dans cette business, il n'y a jamais rien de garanti, tout est à prouver tout le temps. Il faut justement démontrer que tu es capable d'amener ton jeu à un autre niveau. C'est ça que j'ai à faire cette année, comme [le choix de premier tour en 2017] O.J. Howard. On est tous dans la même situation, même ceux qui ont signé de gros contrats [...] C'est une ligue ingrate. »

Auclair ne s'en fait pas outre mesure. Il embrasse ce nouveau défi de la même manière que lorsque les portes du circuit Goodell se sont ouvertes à lui au printemps 2017.

« Il y a de plus grosses attentes, mais en même temps tu es plus familier avec le cahier de jeux. Ça fait un an que je suis dans cet environnement, un an que je connais mes coéquipiers et mes entraîneurs. Je suis plus à l'aise [...] Ce n'est pas vraiment plus de pression parce que tout n'est pas plus facile, mais se fait mieux parce que je connais mieux mes affaires. »

L'ancien du Rouge et Or a fait le même constat que la direction des Buccaneers : l'expérience acquise lors des 12 derniers mois lui fait revoir à la hausse ses objectifs sur le plan personnel. Son programme d'entraînement durant la saison morte était axé sur « l'ensemble » des composantes de sa position.

Congestion au sommet de la division

Le bateau des Buccaneers a pris l'eau l'automne dernier. Le soleil devait briller à Tampa Bay, mais deux séquences noires de cinq revers ont coupé court aux aspirations d'intégrer les éliminatoires.

L'organisation a conclu la campagne en queue de peloton de la Division sud de l'Association nationale avec un dossier de 5 victoires contre 11 défaites. Les Floridiens ont eu des difficultés à remporter les duels âprement disputés.

« Il y a 10 matchs qui se sont terminés par un score d'un touché ou moins. On est 3-7 dans ces 10 rencontres, il y a donc 7 matchs qu'on aurait pu gagner [...] C'est vraiment compétitif, c'est en finissant ce qu'on commence à chaque rencontre qu'on pourra sortir vainqueur de ces matchs serrés. Et aussi se faire confiance, améliorer la communication à travers l'équipe. »

Les trois adversaires de division des Buccaneers ont atteint les séries en janvier.

Les Saints de La Nouvelle-Orléans ont régné sur la division grâce à un rendement de 11-5, le même que les Panthers de la Caroline. Les Falcons d'Atlanta, eux, ont enregistré une fiche de 10-6.

Les Panthers et les Falcons sont d'ailleurs les deux seules formations de la NFL à avoir décroché 10 victoires sans avoir conclu la campagne en tête de leur division.

Pas question, toutefois, de parler de la forte compétition pour expliquer les déboires des Buccaneers. « Il n'y a pas vraiment une division où tu te dis qu'il y a trois mauvaises équipes et une qui est bonne. »

Les rivaux des Buccaneers ont à tour de rôle conquis le Sud de la Nationale depuis 2015. Ils se sont également partagé équitablement les neuf derniers titres et ont chacun pris part au Super Bowl pendant cet intervalle de temps.

Les Floridiens, qui ont affiché une feuille de route égale ou supérieure à ,500 à deux reprises seulement pendant cette période (2010 et 2016), font décidément figure de petit Poucet aux côtés de ce trio.

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