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Aucune enquête liée à des menaces terroristes à Québec

Il n'y a aucune enquête en cours sur de possibles menaces terroristes sur le territoire de Québec, selon le Service de police de la Ville de Québec. Le niveau de risque est même en baisse, selon la Gendarmerie Royale Canada (GRC).

« Nous n'avons pas reçu d'informations laissant croire qu'il pouvait y avoir une menace terroriste sur notre territoire et à l'Université Laval », affirme Marie-Ève Painchaud, porte-parole du SPVQ. D'autres sources policières ont d'ailleurs confirmé cette information.

En entrevue à l'émission Radio-Canada cet après-midi, mardi, le journaliste d'enquête Fabrice de Pierrebourg a affirmé qu'un événement survenu récemment dans la capitale avait retenu l'attention des policiers.

« Il y a eu, il y a quelques mois, un événement qui s'est passé à Québec, qui implique un étudiant de l'Université Laval. Ça a rapport avec les caricatures de Charlie Hebdo et je sais que la police s'est penchée rapidement sur le dossier, entre autres la GRC. C'est un exemple parmi tant d'autres », a expliqué le journaliste.

Lors de son passage à l'émission Tout le monde en parle, dimanche, l'auteur de Djihad.ca a aussi avancé qu'il y avait un « petit foyer de radicalisation » à l'Université Laval .

« Je pense que tout a dérapé. Quand j'ai parlé d'un petit foyer de radicalisation à l'Université Laval, les gens ont compris ça comme s'il y avait une cellule terroriste à l'université. Mais je n'ai jamais dit ça. »

M. de Pierrebourg explique que la radicalisation est un phénomène qui n'engendre pas nécessairement d'acte de terrorisme ou de violence.

Il maintient que certains étudiants de l'Université Laval, comme ceux d'autres établissements à travers la province, ont radicalisé leur discours sans pour autant représenter une menace terroriste.

Une menace à la baisse

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) vient d'ailleurs d'évaluer à la baisse la menace terroriste à Québec. Les trois policiers du SPVQ et celui de la Sûreté du Québec qui travaillaient en collaboration avec la GRC sur des cas de menace terroriste dans la capitale ont été réassignés à leur ancienne fonction.

Le caporal de la GRC François Gagnon explique qu'il n'est pas inhabituel de réorganiser les effectifs selon l'évaluation de la menace.

« Ce sont des bureaux qui sont mutables, qui peuvent changer selon les besoins opérationnels. Dans le contexte actuel, chaque partie du pays est à risque, mais ce risque-là est variable. Il va monter ou descendre selon le déroulement de nos enquêtes. »

La GRC et le SPVQ tiennent toutefois à rappeler qu'ils ne relâchent pas leur vigilance et que toute information pertinente pourrait mener à l'ouverture d'une enquête.

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