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Autoroute 73 : les espoirs au-delà du dernier tronçon

Après des décennies d'attente, le dernier tronçon de l'autoroute 73, reliant Beauceville à Saint-Georges, en Beauce, est maintenant complété, à la satisfaction des élus de la région. La Beauce ambitionne maintenant un prolongement vers la frontière américaine.

L'inauguration du dernier segment de l'autoroute 73, aussi appelée autoroute Robert-Cliche, permet de désormais de circuler de Lévis jusqu' à Saint-Georges sur une autoroute à quatre voies séparées.

Le maire de Saint-Georges, Claude Morin, estime que ces travaux stimuleront l'économie de la Beauce.

« J'ai déjà un industriel qui est installé à Québec qui envisage de regrouper tous ses effectifs à Saint-Georges. Avec la route 173, il y avait des pertes de temps, il fallait sortir [de l'autoroute] entrer, on perdait beaucoup de temps sur la route et c'est sûr qu'en termes d'économie d'essence aussi, c'est très appréciable. »

L'ancien maire de Saint-Georges, Roger Carette, se réjouit de la conclusion des travaux après 50 ans d'attente en raison de contestations judiciaires et expropriations.

Prolongement réclamé

Bien que satisfait des travaux, le maire Morin demande maintenant que l'autoroute soit prolongée pour contourner la municipalité et rejoindre la frontière américaine. Il veut éviter que le trafic de transit, dont des poids lourds, ne traverse Saint-Georges, un phénomène de plus en plus présent depuis l'ouverture de la route il y a deux semaines.

« Il faut enlever les poids lourds du centre-ville parce qu'on est à risque. Le nombre de poids lourds qui traversent le centre-ville, à travers les autobus scolaires et le trafic normal, le trafic qui se dirige vers les parcs industriels, on n'est pas comme à Québec aux ponts, mais on s'en vient comme ça. »

Le maire Morin souligne par ailleurs que les transporteurs de la région, qui est exportatrice, doivent pouvoir rejoindre directement la frontière américaine. Il croit que des budgets pourraient provenir du fédéral.

« On a accès à des budgets, subventions du dossier des villes frontalières. On aurait accès à un budget important dans ce domaine. Là, maintenant, c'est au Québec qui va être le maître d'œuvre. C'est lui qui va décider s'il va de l'avant avec ça. »

Le ministre des Transports, Laurent Lessard, qui participait à l'inauguration ce matin a démontré une certaine ouverture en ce qui a trait au prolongement vers la frontière.

Le Maine intéressé

Claude Morin dit par ailleurs avoir rencontré des représentants des sénateurs américains et du gouverneur du Maine afin que des travaux soient aussi effectués de l'autre côté de la frontière pour que l'autoroute mène jusqu'aux grandes routes américaines.

« Nous, le but, c'est d'aller rejoindre la 95 à Showhegan qui est environ 80 km l'autre côté de la frontière et nous permettre d'avoir accès à toutes les autoroutes majeures des États-Unis. »

L'autoroute 73 a nécessité des investissements de 490 millions depuis 2010 entre Sainte-Marie et Saint-Georges. Des clôtures ont notamment été aménagées pour empêcher les chevreuils de croiser l'autoroute.

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