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Avenir du Cercle : un restaurant, mais toujours pas de salle de spectacle

Alors que la chaîne de restauration Shaker, cuisine et mixologie annonçait cette semaine son arrivée prochaine dans l'ancien local du restaurant Le Cercle, l'avenir de la salle de spectacle demeure incertain.

Un texte de Marie Maude Pontbriand

« Ma crainte en tant que commerçant de la rue Saint-Joseph, c'était que la salle de spectacle se négocie assez rapidement et que le restaurant reste placardé longtemps », affirme le président de la SDC centre-ville, Éric Courtemanche-Baril, qui se réjouit de l'arrivée d'un nouveau restaurant dans le quartier.

Son inquiétude quant à l'avenir de l'espace ne s'est pas avérée. Il espère maintenant que la salle de spectacle sera sauvée et qu'elle conservera sa vocation.

Le copropriétaire du Shaker, Luc Beaumont, qui vient tout juste de signer une entente pour la reprise de la partie restauration du Cercle, espère lui aussi que la salle soit reprise rapidement et que les spectacles de musique émergente vont continuer.

Bien que plusieurs promoteurs se soient montrés intéressés, l’avenir de la salle n’est toujours pas assuré, affirme l’ancien propriétaire du Cercle, Bruno Bernier.

Ouverture pour l'été

Dès la fermeture du Cercle en décembre, Luc Beaumont et ses associés ont vu une occasion d'expansion sur la rue Saint-Joseph. « C'est une rue en pleine effervescence », souligne celui qui a grandi dans le quartier Saint-Roch.

Les travaux d'aménagement du local devraient commencer dans les prochaines semaines dans le but d'ouvrir pour l'été. Aucune date n'est fixée pour le moment.

L'immense cellier demeurera en place, assure-t-il. « On va enrober avec notre décor industriel chic. »

Au moment de son ouverture, le Shaker de la rue Saint-Joseph sera le 11e de la chaîne de restauration québécoise.

Les grandes bannières de restaurants sont rares sur la rue Saint-Joseph. « On n'est pas encore une rue de chaînes et ce n'est pas un restaurant qui change la donne sur la rue au complet », souligne le président de la SDC, qui ajoute que la diversité est souvent positive en affaires.

« On ne perd pas l'âme de Saint-Joseph parce qu'il y a un membre qui a changé [...] On a plus de profondeur qu'une seule adresse », réplique-t-il à ceux qui s'inquiètent de l'arrivée du Shaker.

Le copropriétaire du restaurant assure que son offre est complémentaire pour le quartier. « Ça va être un beau petit restaurant de quartier avec une clientèle différente que Cap-Rouge et Charlesbourg, mais on est très confiant de pouvoir faire plaisir à la clientèle », dit-il.

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