L'achalandage du Réseau de transport de la capitale (RTC) a baissé de 3 % en 2015. C'est ce qui ressort du bilan des activités déposé mercredi soir à l'assemblée du conseil d'administration.

Les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes, mais le président du RTC, Rémy Normand, soutient que la baisse n'est pas inquiétante.

« Ça reste quand même marginal comme écart parce que c'est une tendance lourde au niveau nord-américain. [...] Ça reste dans nos modèles prévisionnels », assure-t-il.

Rémy Normand ajoute que le RTC n'a aucun contrôle sur le prix de l'essence et le coût du stationnement qui, à Québec, restent relativement bon marché et peuvent favoriser les déplacements en automobile.

Le RTC mise donc sur « le confort client, l'expérience client et les nouveaux types de service » pour attirer et conserver sa clientèle. Rémy Normand souligne entre autres l'arrivée récente du métrobus 807 et les 50 abribus de nouvelle génération installés en 2015.

Pour 2016, le président du RTC espère que l'achalandage demeurera stable par rapport à 2015.

Des résidents de Beauport en colère

L'assemblée du conseil d'administration permet aussi aux usagers du RTC et aux résidents de Québec de se faire entendre.

Un groupe qui réclame depuis 2012 le réaménagement du terminus de l'avenue Royale, à proximité du manoir Montmorency, est revenu à la charge.

Éliette Chaput se plaint que les nombreux autobus garés près de chez elle minent la qualité de vie des résidents.

« Le bruit, c'est l'enfer, de 5 h 10 le matin jusqu'a 1 h 10 le soir. Les moteurs sont en fonction, on ne peut pas ouvrir nos fenêtres à cause de la pollution », dénonce la résidente de l'avenue Royale.

En 2014, le RTC est arrivé à la conclusion qu'il était impossible de déplacer le terminus à un autre endroit. Le président, Rémy Normand, a promis que la situation sera réévaluée dans les prochains mois.

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