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Beauce : l'opération de séduction pour attirer des travailleurs porte ses fruits

Le projet La Beauce embauche, mis sur pied il y a trois mois pour pourvoir aux nombreux postes vacants dans la région, a permis jusqu'à maintenant d'embaucher une douzaine de travailleurs immigrants dans des emplois stables.

Ces travailleurs spécialisés, des informaticiens, manoeuvres, chargés de projet en génie industriel, se sont vu offrir un emploi dans les entreprises beauceronnes Komutel, Rotobec, le groupe Canam et la Fromagerie Gilbert, notamment.

Les travailleurs maintenant installés en Beauce font partie de la quarantaine d'immigrants de Montréal invités en juin par le projet La Beauce embauche à faire le voyage pour tenter leur chance dans la région.

C'est notamment le cas de Daniel Nguenzi, un Rwandais débarqué à Montréal en janvier dernier avec, en poche, son diplôme d'informaticien. Il souligne qu'il n'avait jusqu'alors jamais entendu parler de la Beauce.

« C'est une région que je ne connaissais pas du tout. C'est par le biais des séances d'information à Montréal que j'ai pu découvrir que Saint-Georges, c'est un peu loin, mais c'est intéressant quand même. »

Les besoins encore nombreux

La compagnie Komutel, spécialisée dans la fabrication de logiciels, compte une cinquantaine d'employés de sept nationalités différentes. Elle a recruté deux travailleurs immigrants avec le programme La Beauce embauche.

Le fondateur de Komutel, Richard Poulin, souligne que la Beauce recèle d'emplois spécialisés encore vacants.

« Le taux de chômage en Beauce est très, très bas dans les domaines spécialisés et ça empire. », dit-il.

Le coordonnateur de La Beauce embauche, Jérôme Gendreau, estime que le projet donne des résultats encourageants jusqu'à présent. La Beauce embauche souhaite toutefois recruter encore une cinquantaine de travailleurs d'ici le mois de mai. Le comité songe à se tourner vers l'Ontario, entre autres, pour y parvenir.

« Dans les semaines, mois à venir, on peut penser qu'il y a des secteurs, par exemple en Ontario où il y a beaucoup d'emplois manufacturiers qui ont été perdus, où on aura des initiatives », mentionne M. Gendreau.

D'ici trois ans, plus de 600 emplois seront à pourvoir dans la seule région de la Beauce. Ce manque de main-d'oeuvre est dû en partie à la forte croissance économique des entreprises beauceronnes.

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