Retour

Bébés de l’année : un exercice médiatique pertinent?

Chaque 1er janvier, les médias généralistes se pressent de dévoiler l'identité du premier bébé né après les douze coups de minuit. Que retiennent ces bébés après plusieurs années? Radio-Canada a recueilli les propos d'Alice Hains-Côté, premier bébé à être né dans la région de Québec en 1991.

Alice Hains-Côté a commencé sa vie en se distinguant : le 1er janvier 1991, elle devient le premier bébé de l’année de la région de Québec.

Le lendemain, le quotidien Le Soleil lui consacre un article en racontant que le poupon est venu au monde à une « époque économique difficile ». Née la même année que l’introduction de la TPS, Alice a également deux parents économistes.

Aujourd’hui âgée de 26 ans, Alice ne semble pas être tombée loin de l’arbre : la jeune femme occupe aujourd’hui un poste d’actuaire pour la firme Deloitte, à Toronto.

« C’est sûr que mes parents ont toujours été plus quantitatifs. Ils ont toujours poussé pour l’importance des mathématiques », souligne la jeune professionnelle.

Alice peine toutefois à comprendre l'intérêt des médias à l'égard des premiers bébés de l’année.

Un jour spécial?

« J’ai toujours su que j’étais née un jour spécial, mais en même temps, je ne comprends pas trop toute la mode entourant les bébés de l’année », avoue-t-elle en soulignant « qu’en soi, ça ne change rien ».

« Un truc qui énervait ma mère, c’est que les gens lui demandaient souvent si elle s’était retenue pour que je naisse ce jour-là », se rappelle-t-elle.

L’actuaire de métier reconnaît toutefois le caractère unique d’être née à ce moment précis. « C’est sûr qu’il y a un côté statistique. Il y a tout de même une chance d’être le premier parmi tous les autres », reconnaît-elle.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un avion s'écrase dans un arbre





Rabais de la semaine