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Bilan mitigé pour les œuvres de charité en 2016

Au moment où des organismes de bienfaisance connaissent leur période la plus achalandée, certains dressent un bilan mitigé de l'année qui s'achève. Les dons en argent et en denrées ont reculé, notamment chez Moisson Québec et à la Grande Guignolée des médias.

Chez Moisson Québec, on indique avoir reçu environ 9 % moins de denrées alimentaires que l’année dernière. Cette baisse s’ajoute à une diminution qui avait également été enregistrée en 2015, par rapport à 2014.

Un sort semblable a touché la Grande Guignolée des médias. En date du 12 décembre, soit quelques jours après la collecte de rue, on enregistrait 60 000 $ de dons de moins qu’en 2015 pour la région de Québec.

La Grande Guignolée des médias se poursuit toutefois jusqu’à la veille de Noël. Les chiffres pourraient donc encore évoluer.

Malgré ces bilans en demi-teinte, d’autres organismes de la région affirment qu’ils tiennent bon.

Résister malgré les temps plus durs

C’est le cas de Lauberivière. Même si les deux tiers de leurs denrées alimentaires proviennent de Moisson Québec, la générosité du public semble pallier les résultats plus décevants de la banque alimentaire.

« Les gens sont très généreux d'année en année. Depuis deux ou trois ans, c'est étonnant de voir à quel point les denrées sont au rendez-vous et heureusement, parce qu'on en a besoin! », lance le directeur général de Lauberivière, Éric Boulay.

« On est toujours dans un équilibre précaire. Si on n'avait pas la générosité du public, on n'y arriverait pas », ajoute-t-il.

Son organisme sert jusqu’à 500 repas par jour aux personnes démunies et cette activité s’intensifie pendant les fêtes, avec la tenue d’un réveillon et d’un brunch de Noël, notamment.

Pendant le temps des fêtes, les gens qui sont seuls le sont encore plus alors nous à Lauberivière, il faut redoubler d'ardeur.

Éric Boulay, directeur général de Lauberivière

Le scénario est encore plus positif à l’Armée du Salut. Cette année, l’organisme avait comme objectif d’amasser 50 000 $ avec sa campagne de financement. C’est plutôt 70 000 $ qui ont été récoltés.

« On avait plus de bénévoles cette année. On était dans plus d'emplacements et les gens ont été quand même très généreux », indique la directrice marketing de l’Armée du Salut, Sarah Lefebvre-Cloutier.

Déception, toutefois, au niveau des dons en nourriture. L’organisme a dû refuser certaines personnes à son comptoir alimentaire, en fin d’année, faute de denrées.

Une livraison tardive de Moisson Québec a certes permis à l’Armée du Salut d’aider 50 personnes de plus au cours des derniers jours, mais n’a pas suffi pour offrir du soutien à toutes les personnes dans le besoin.

« Je pense que le simple fait que les denrées alimentaires en épicerie sont beaucoup plus chères, ça touche les comptoirs alimentaires, la restauration et la population. Ça se peut que ce soit ça une partie de la réponse », soulève Sarah Lefebvre-Cloutier.

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