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Bisbille autour de l'accès au quai public de Laniel

Un litige se dessine dans la municipalité de Laniel, au Témiscamingue, où des citoyens dénoncent les agissements d'un résident qui habite près du quai fédéral.

Un texte de Tanya Neveu

Ces derniers déplorent notamment le fait que Gerard Newman, un résident non permanent de la municipalité, installe des affiches sur son terrain pour empêcher les gens de se rendre au quai public.M. Newman affirme plutôt qu'il souhaite protéger sa propriété privée d'un projet commercial de marina, ce que nie toutefois la municipalité.

Accès au parc Opémican

Dimanche soir, une quinzaine de résidents de Laniel ont enlevé les deux affiches sur lesquelles on pouvait lire « passage interdit », installées par Gerard sur sa propriété. Une partie du terrain de M. Newman serait enclavée dans la descente qui mène au quai.

Le passage en question est le chemin d'accès qui mène au quai fédéral de Laniel et est par le fait même le chemin qui mène au kiosque du nouveau parc national d'Opémican de la SÉPAQ.La présidente du comité municipal de Laniel, Patricia Noël, affirme que les citoyens l'ont interpellée dans ce dossier.

L'avis du citoyen visé

Joint en Ontario, Gerard Newman décrie le geste des citoyens de Laniel.

M. Newman dit avoir toujours cédé le droit de passage aux plaisanciers jusqu'à maintenant. Mais il craint l'accroissement de l'achalandage de ces derniers.

« Notre propriété privée sera sujette à beaucoup de circulation, encore plus que sur la route 101. Nous serons exposés à des risques d'accident, d'incident et à de la pollution. Je ne veux pas placer ma famille en danger », dit-il.

La municipalité fait quant à elle valoir que les quais, conçus pour accueillir une douzaine de bateaux, ont bel et bien été refaits à neuf, mais qu'il s'agit d'une halte nautique pour les visiteurs dont la capacité n'a pas été modifiée.

Le comité municipal de Laniel est d'ailleurs appuyé par la MRC dans ce dossier, qui cherche à respecter les droits de tout un chacun.Les deux parties sont en pourparlers avec Pêches et Océans Canada pour trouver une solution à ce litige.Des avocats sont aussi mêlés au dossier.

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