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Bissonnette : des recherches sur les Musulmans et les groupes féministes

L'analyse de l'ordinateur du tireur de la mosquée de Québec montre de multiples recherches sur les Musulmans, l'islam, les tueries de masse de même que les groupes féministes.

Un texte de Yannick Bergeron

La Couronne poursuit cette semaine la présentation de sa preuve dans le cadre des observations sur la peine d'Alexandre Bissonnette, l'auteur de la tuerie qui a fait six morts à la mosquée de Québec.

Ce matin, la Couronne a déposé les rapports d’analyse des données extraites de l’ordinateur d’Alexandre Bissonnette pour la période du 27 décembre 2016 au 29 janvier 2017.

Au total, 31 800 liens ont été analysés. Dans le mois qui précède la tragédie, le jeune homme a fait des recherches sur le Centre culturel islamique de Québec (CCIQ) et l'Association des étudiants musulmans de l'Université Laval à plus de 80 reprises.

Il a visité leur page Facebook, ainsi que le site Internet du CCIQ et vérifié l'emplacement de la mosquée sur Google map.

Les tueries de masse, l’islam, et dans une moindre mesure, les groupes féministes font aussi partie des sujets qui ont fait l’objet de recherches par Alexandre Bissonnette.

Justin Trudeau

Deux heures avant de se rendre à la mosquée, Alexandre Bissonnette consulte par ailleurs le compte twitter du premier ministre Justin Trudeau.

La veille, le premier ministre y a écrit que le Canada allait accueillir les gens fuyant la terreur et la guerre.

Dans son interrogatoire dévoilé la semaine dernière, Bissonnettte avait affirmé à l'enquêteur de police qu'il avait perdu la carte après avoir a su que le gouvernement canadien allait accueillir les réfugiés refusés aux États-Unis.

Le 27 janvier 2017, le président américain Donald Trump signe un décret qui suspend l'admission de réfugiés, et interdit temporairement l'accès au territoire américain pour des ressortissants sept pays à majorité musulmane.

Témoignages

La Couronne devrait terminer la présentation de sa preuve cette semaine. Après la présentation des preuves techniques, des survivants de la tuerie seront entendus.

Un des survivants, Aymen Derbali, doit s'adresser au juge François Huot, en plus de certains proches des six fidèles assassinés.

Les avocats d'Alexandre Bissonnette amorceront quant à eux la présentation de leur preuve la semaine prochaine.

Le juge Huot a annoncé qu'il ne rendrait pas sa décision avant l'audition de la requête de la défense qui s'oppose au cumul des peines consécutives.

La défense réclame que la disposition du Code criminel qui permet d'additionner le temps à passer en prison avant de faire une demande de libération conditionnelle soit déclarée inconstitutionnelle.

Un minimum de 25 ans de prison est prévu avant de pouvoir faire une demande de libération conditionnelle, mais cette période pourrait atteindre 150 ans, en additionnant le temps pour chacun des meurtres.

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