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Bissonnette voulait « la gloire », dit une intervenante en santé mentale

Le rapport d'une intervenante en santé mentale de la prison de Québec jette un nouvel éclairage sur la tuerie à la mosquée de Québec survenue en janvier 2017.

Un texte de Yannick Bergeron

Dans son rapport écrit daté du 20 septembre 2017, Guylaine Cayouette indique qu'Alexandre Bissonnette se met à pleurer dès le début de leur rencontre.

Il indique qu'il est tanné de jouer un rôle, qu'il n'entend pas de voix et que ce n'est pas vrai qu'il ne se souvient de rien. Au contraire.

L'intervenante rapporte ainsi les propos du meurtrier : « je suis parti de chez moi avec mon étui de guitare. J’aurai pu aller tuer n’importe qui, je ne visais pas les Musulmans. Je voulais la gloire ».

Les mots ont raisonné dans la salle d'audience alors que le procureur de la poursuite, Me Thomas Jacques, en faisait la lecture.

À un certain moment, Bissonnette a fait allusion à la tentative d'Azzedine Soufiane de le désarmer.

« Je l'ai tiré. Je regrette de ne pas avoir tué plus de personnes », aurait dit Alexandre Bissonnette.

Longs soupirs

Dès que Me Thomas Jacques a prononcé ces paroles, de longs soupirs de souffrance ont retenti dans la salle.

« Les victimes sont au ciel et moi je vis l’enfer », a regretté Bissonnette qui a confié vouer un véritable culte pour les tueurs en série depuis son adolescence.

Il explique alors que sa décision de plaider coupable aux accusations est prise et que son plan n'a pas fonctionné puisqu'il voulait se suicider.

« Il souhaite mourir à 27 ans comme ses idoles », écrit Guylaine Cayouette dans son rapport.

La couronne a maintenant terminé de présenter sa preuve documentaire et passe aux témoignages des survivants et des proches des victimes.

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